Aujourd'hui
Inconséquence
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
Imaginez notre planète engloutie par les eaux et les déchets, l’humanité vivant tant bien que mal sur de petits îlots où les ressources naturelles se raréfient un peu plus chaque jour. Dans ce futur dystopique tout sauf enchanteur, vous vous réveillez amnésique et atteint d’une étrange maladie : la plastémie, une affliction qui transforme petit à petit les individus en statues de… plastique. Pour survivre et lever le voile sur tous les mystères, vous partez en quête d’un remède à travers les marées.
Tides of Tomorrow s’inscrit dans la lignée du précédent jeu de DigixArt, Road 96 : c’est une aventure narrative à la première personne où les choix du joueur influent sur le déroulement de l’histoire et son dénouement. Mais cette fois, le studio montpelliérain a fait en sorte que nos décisions aient aussi un impact direct dans la partie des joueurs -un streamer, un ami, un inconnu- qui marchent sur nos traces !
Un pont s’est cassé après votre passage ? Celui qui vous suit devra le réparer ou trouver une autre voie pour progresser. Vous avez semé la zizanie dans une zone ? Aux autres joueurs de trouver un moyen d’apaiser la situation pour s'en sortir. Très novateur, ce système de narration dit « asynchrone » fonctionne à merveille et rend le monde du jeu plus tangible. Son seul défaut est de rendre certaines énigmes trop évidentes et l’aventure plus dirigiste qu’on ne l’espérait. Mais l’audace de la proposition est à saluer, de même que le gros travail réalisé par les développeurs sur l’immersion et l’univers (visuels et musiques notamment). Le savoir-faire français n’est plus à démontrer.
Tides of Tomorrow - Editeur : THQ Nordic PEGI : 16+ - Prix : 30€ (Xbox Series S/X, PS5, PC).
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