Saint-Benoît Swing fait son retour pour une 24e édition. De jeudi au samedi, six groupes aux styles bien différents se succéderont, de 
quoi montrer toute la 
richesse de cette musique plurielle.

Matthis Ferrant

Le7.info

Loin d’être figé dans le passé, le jazz continue de se renouveler. Comme chaque année, les organisateurs de Saint-Benoît Swing ont pensé la programmation de leur festival pour offrir de multiples portes d’entrée à cet art originaire de La Nouvelle-Orléans et qui investira les murs de La Hune le temps de trois soirées. « Le festival se veut comme un premier accès au jazz. L’idée est d'offrir une large palette aux spectateurs », 
développe Alain Verneau, président de l’association organisatrice. Après avoir rassemblé plus de 1 500 spectateurs l’an passé, Bel Air Jazz espère retrouver ses habitués et veut séduire les non-initiés.


Une ouverture qui passe aussi par l’envie de faire tomber certains clichés. « Il faut réconcilier le jazz avec le public, montrer que ce n’est pas une musique élitiste ou d’ascenseur », 
souligne Alain Verneau. Cette année, les organisateurs ont déniché six groupes aux univers bien distincts. « On souhaite mettre en avant des artistes à faible notoriété. Ce qui nous importe, c’est ce qu’ils sont capables d’offrir sur scène. » 


Une programmation riche

Saint-Benoît Swing s’ouvrira jeudi avec Daniel Givone, un trio qui s’est réapproprié le jazz manouche en proposant un concept original où les deux guitaristes échangent constamment leurs rôles. La soirée se poursuivra avec Anna Stevens, une chanteuse qui puise dans sa formation classique pour nourrir son répertoire. « De plus en plus d’artistes viennent du classique, avec une solide base technique. C’est positif, cela enrichit la discipline », constate Alain Verneau.


Vendredi, le festival retrouvera Julien Bruneteau, près de vingt ans après son premier passage à Saint-Benoît en 2007. Le musicien revient, en quintet, avec un univers tourné vers le blues. Cette soirée sera aussi l’occasion d’assister à un mélange inattendu avec Brazakuja. Ce trio croise influences brésiliennes et sonorités balkaniques.


Samedi, Antolin Ouvrard Family fera voyager le public entre swing, folk et chanson française. Michel Delage Big Band prendra ensuite le relais pour clore le festival sur une note plus orchestrale. « Laissez-vous captiver, ressentez les émotions, partagez avec les artistes… Le jazz, c’est un voyage », conclut le président de Bel Air Jazz.

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