A 69 ans, Didier Dupuis a fait de l’univers d’Hergé une véritable passion. Découverte presque par hasard au détour d’une exposition, elle l’accompagne depuis plus de trente ans.

Matthis Ferrant

Le7.info

Dans sa maison, point de trésor de Rackham le Rouge, ni de bijoux de la Castafiore, mais bel et bien une véritable mine d’or pour les férus de Tintin. Albums, figurines, disques, films ou objets insolites… Chez Didier Dupuis, le célèbre reporter à la houppette se décline sous toutes ses formes. A 
69 ans, ce Châtelleraudais recense une collection de plus de 3 000 pièces. Une passion dévorante qu’il n’a pourtant pas puisée dans son enfance. « Contrairement à plein de tintinophiles, je n’ai découvert l’œuvre d’Hergé que sur le tard, à 35 ans », raconte Didier Dupuis. 


La romance a débuté lors d’une exposition organisée avec son club de timbres de l’époque, où il découvre quelques pièces du célèbre héros de bande dessinée. « Quand j’ai vu les objets exposés, ça m’a tout de suite emballé. Je me suis dit qu’il y avait beaucoup de choses à découvrir. » Une fois tombé dans la marmite, Didier Dupuis -qui possède également une collection d’Astérix- s’est mis à dévorer les pages des Aventures de Tintin. « C’est un voyage, une escapade. Et puis il y a les répliques du capitaine Haddock, comme 
« Bachi-bouzouk ! » ou les quiproquos de Dupond et Dupont... »
 


Des pièces qui sortent 
de l’ordinaire

Dénicher de nouvelles trouvailles est devenu un véritable passe-temps pour ce tintinophile. Brocantes et bourses toutes collections font partie de son terrain de chasse. « Ce qui me plaît, c’est de trouver des objets qu’on ne voit pas partout. » A commencer par ses cinq séries de films sur bobines. Il possède notamment Les Sept Boules de cristal. À l’époque, l’histoire de l’album avait été retranscrite sur pellicule et répartie sur vingt petites bobines, conservées chacune dans une petite boîte. Autre curiosité : ses figurines non peintes de la société Corner en zamak. À cela s’ajoute une multitude d’objets dérivés allant des chromos aux jeux de société, en passant par les disques. Ce « fanatisme » 
l’a aussi conduit à faire de belles rencontres, comme en 
2011, lorsqu’il a croisé la route de Jean-Pierre Talbot, le premier acteur à avoir incarné Tintin au cinéma. Pour l’occasion, Didier Dupuis avait revêtu le costume de Dupond : chapeau melon sur la tête, veste noire sur le dos et parapluie à la main. Une tenue qui lui avait permis de remporter le concours du meilleur costume. Après avoir joué les Dupond, Didier Dupuis poursuit l’aventure derrière les vitrines. Une partie de ses trésors sera exposée en février, à l'occasion de la 35e Bourse toutes collections de Châtellerault.

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