Les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle vous rendent fous ? Pas autant que Benoît Dujardin. Son témoignage (édifiant) ici.
Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de mon quotidien. J’ai créé en 2014 un site qui diffuse les résultats des matchs de basket professionnel du monde entier. Depuis 2023, la gestion de Proballers.com est devenue mon métier à plein temps. Je pensais travailler surtout sur le basket, les statistiques et les évolutions du site. Depuis juillet 2026, mon métier a pourtant beaucoup changé. Grâce à l’intelligence artificielle, je peux désormais corriger moi-même du code, ajouter des fonctionnalités et tester des idées qui étaient auparavant inaccessibles pour des raisons techniques. C’est un accélérateur formidable. Mais…
Cet été, Internet a basculé sans que vous ne vous en rendiez compte. Depuis la mi-août, je constate chaque jour qu’une part écrasante du trafic sur Proballers est générée par des robots. Certains sont utiles, comme ceux de Google, car ils référencent nos pages et nous apportent des visiteurs. D’autres copient nos données, cherchent des failles ou demandent la même page jusqu’à épuiser le serveur. Le 6 septembre, Google Analytics a détecté environ 156 000 visites sur Proballers. Un record historique ! Mais 75% venaient de robots, contre seulement 25 % d’humains. Pas vraiment une soudaine passion mondiale pour les statistiques de basket. Cette pression menace le site et fait s’envoler les coûts d’hébergement. Je dois désormais consacrer une heure par jour à paramétrer Cloudflare, un bouclier placé devant le site. Le 16 septembre, Proballers a reçu 9,15 millions de requêtes : 5,94 millions (65%) ont été bloquées par Cloudflare.
La prochaine fois que vous visiterez Proballers, imaginez que des vigiles vous ont laissé entrer parce que vous êtes humain, tout en bloquant huit robots derrière vous. La guerre du Web a commencé.