L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne, rédacteur en chef du 7.
Une clé à pipe, un cocktail molotov, des produits inflammables, des mortiers d’artifice… Les policiers ont découvert de drôles d’objets en marge de la mobilisation des lycéens à Poitiers et Châtellerault la semaine dernière. Disons-le tout net : certains n’étaient pas venus pour réclamer des moyens au ministère de l’Education nationale, mais plutôt pour en découdre avec les forces de l’ordre. Rien que de très banal ces dernières années dans les cortèges de manifs. Sauf que ceux-là, généralement grimés en noir de la tête aux pieds, salissent le mouvement, provoquent, insultent, dégoupillent au sens propre comme au figuré. Comment passer sous silence leurs agissements sans éclipser non plus les revendications de fond sincères portées par les élèves, exaspérés par le manque de profs ou l’état de délabrement de leur établissement ? Certains vont jusqu’à reprocher aux médias d’avoir un prisme déformant. Ils n’ont pas forcément tort, mais oublient vite les trésors de pédagogie que déploie la presse pour rendre compte fidèlement de la situation.