Après deux éliminations consécutives en quarts de finale des play-offs, le Stade poitevin hockey club s’apprête à lancer sa saison en D3 avec une ambition intacte et un état d’esprit renouvelé, ce qui a pu leur faire défaut l’an passé.
Tout entraîneur de sport collectif vous le dira : les talents individuels ne suffisent pas à faire une équipe. « Depuis que je suis président, c’était le meilleur effectif que j’aie vu », estime Hugues Capderroque, président du Stade poitevin hockey club depuis quatre ans. Talentueuse, l’équipe de l’an passé l’était. Mais il lui a parfois manqué ce supplément d’âme, ce petit truc en plus pour passer les portes des quarts de finale des play-offs de Division 3. Alors, pour cette nouvelle saison, le club a décidé de revoir sa copie. « Nous avons misé sur des joueurs que nous connaissons, contrairement aux années passées. Cela nous permet de ne pas avoir de surprise. Nous cherchions vraiment des joueurs plus responsables, avec davantage d’implication et à l’écoute des attentes du club en termes de résultats et de spectacle », explique le président. Quatre nouveaux visages viennent ainsi renforcer l’effectif. Théo Michellon, qui évoluait en loisir la saison dernière, Romain Neil, déjà passé à Poitiers pendant deux saisons avant de rejoindre Niort, et Maël Raison, formé au club et issu des U18, viennent compléter le groupe. A ceux-là s’ajoute Olivier Beaulne Doyon, un Canadien de 21 ans évoluant l’an passé au Québec qui a été accompagné par le club afin de faciliter son adaptation loin de la Belle Province. Les Dragons pourront également compter sur le retour de Marceau Digoin, qui a retrouvé la glace samedi 26 septembre, lors du match de Coupe de France perdu face à Toulouse (2-13), pensionnaire de l’étage supérieur.
Conditions optimales
Pour mettre toutes les chances de son côté, le club ne lésine pas sur les moyens. Travail vidéo, staff médical avec des kinésithérapeutes, renforcement musculaire… Le Stade poitevin entend offrir à son équipe fanion un environnement digne des exigences du haut niveau. La patinoire, régulièrement entretenue, et l'expérience supporter, pensée pour conquérir le cœur des Poitevins, participent aussi à cette dynamique. Et le public ne s’y trompe pas. La saison passée, l’enceinte a affiché complet à trois reprises, une situation qui n’avait plus été observée depuis « sept ou huit ans ». « D’autant que le volley jouait à quelques mètres de là. Cela montre que l’on parvient à fidéliser notre public », souligne Hugues Capderroque, qui dispose d’un budget prévisionnel de 280 000€. Mais ces conditions, aussi importantes soient-elles, ne garantissent pas à elles seules les résultats. Car, dans le même temps, le niveau général de la D3 tend à se resserrer. « Cette année, il y a une dizaine d’équipes qui sont en mesure de l’emporter. »
Anglet 2, premier adversaire des Dragons le 10 octobre, fait justement partie des prétendants à la victoire finale.