Aujourd'hui
Convergence ?
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
On les avait quittés en mai dernier, au soir d’une finale face à Montpellier. Battus sèchement à deux reprises (3-0), les joueurs de Dan Lewis avaient vu le titre national leur filer entre les doigts. A l’aube d'attaquer l’exercice 2026-2027, en Alterna Volstar, cette déception a renforcé l’envie du club d’aller plus loin. « Être allé en finale, ça nous a montré qu’on était capables de le faire. Ça nous donne beaucoup de confiance avant d’aborder cette saison », souligne le réceptionneur-attaquant Tom Picard. Cette fausse note n’effacera pas le bilan d’une saison particulièrement réussie, également marquée par un quart de finale en Coupe d’Europe. « Collectivement, c’était une très bonne saison. On a conservé la tradition du club d’aller le plus loin possible. On a été vraiment consistants, notamment en parvenant à décrocher des victoires face à des équipes du haut de tableau », retient Anatole Chaboissant. Une expérience précieuse pour un groupe qui a désormais une idée plus précise du chemin à parcourir. « Cette déception nous a permis d’emmagasiner de l’expérience, car on était très peu à avoir déjà joué un événement aussi important dans notre carrière », poursuit le passeur des Blacks.
De cette réussite, Poitiers a voulu conserver les fondations. Surpris par le départ de Thomas Pujol, l’Alterna SPVB a réussi à préserver une ossature solide (Massimino, Chaboissant, Picard, Magnin, Maase), tout en se renforçant en activant le réseau canadien de son entraîneur Dan Lewis, avec les arrivées de Mason Greves, d’Erik Siksna et de Matthew Neaves en provenance d’outre-Atlantique. « On commence à avoir une vraie fibre canadienne dans l’équipe, s’amuse Tom Picard. Ils nous amènent beaucoup de rigueur, ce sont de grands bosseurs. » Une mentalité ciblée par l’entraîneur des Dragons : « Les Canadiens que je suis allé chercher ont de très bonnes personnalités. Même lorsqu’ils savent que leur temps de jeu sera limité, leur implication reste totale. » Mason Greves (passeur) et Zachary Hollands (réceptionneur-attaquant), en sont l’illustration. « Ils connaissent leur rôle, mais ils donnent tout quand même à l’entraînement », poursuit Dan Lewis. Une rigueur qui tranche avec les habitudes du volley français, comme l’explique Tom Picard : « Dans leur style de jeu, tout est très bien codé alors qu’en France, c’est un peu plus freestyle, incarné par la culture du 3-3. On essaye donc d’avoir ce mélange entre rigueur et souplesse. » Un équilibre que les Poitevins devront rapidement trouver, d’autant que Dan Lewis entamera la saison avec un effectif diminué. « Adrian, Lukas et Matthew (Neaves) ne sont pas encore prêts à 100%. Il faut faire attention et s’organiser vite. Tout le monde doit aider », prévient le technicien canadien. Pas question de laisser filer les premières journées dans un championnat toujours plus relevé. Pour espérer disputer les play-offs au printemps 2027, l’Alterna SPVB devra rapidement trouver son rythme. « C’est une nouvelle année. Tu ne sais jamais ce qui se passe. Il y a des équipes qui se sont renforcées, qui progressent vite. Si tu veux gagner quelque chose, il faut être prêt d’entrée », insiste Dan Lewis. Premier élément de réponse samedi, à 18h30, avec la réception de Cannes.
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