Aujourd'hui
Convergence ?
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
Il est celui qui aura la lourde tâche de faire oublier le départ de Thomas Pujol. Débarqué à Poitiers il y a tout juste deux semaines, Adrian Aciobanitei a posé ses valises à l’Alterna SPVB dans l’urgence, après le départ surprise du maître à jouer des Blacks vers la Pologne, mi-août. Pioche de dernière minute, l’international roumain n’en est pas moins heureux de poser ses valises à Poitiers. « Je suis honoré d’avoir eu l’opportunité de rejoindre un club aussi prestigieux et cette équipe très professionnelle », remercie le joueur de 29 ans. Une satisfaction d’autant plus grande pour le réceptionneur-attaquant, qu’il a connu une saison blanche l’année dernière. « J’ai subi deux opérations, la première à l’épaule gauche puis la seconde à la droite, se remémore Adrian Aciobanitei. Ça a été un moment difficile, j’ai été éloigné des terrains durant une année, mais les blessures sont désormais derrière moi. »
Après avoir retrouvé du rythme avec la sélection roumaine durant les championnats d’Europe cet été, le volleyeur d’1,93m a pu remettre son corps à l’épreuve. Pas encore à 100%, Aciobanitei poursuit sa montée en puissance pour son retour dans un championnat de France qu’il avait découvert à Cannes (2019-2021), avant de passer par Chaumont (2021-2023).
Le scénario semblait écrit d’avance. Samedi, Poitiers ouvrira sa saison avec la réception de Cannes, à Lawson-Body. Un clin d’œil et des retrouvailles forcément émouvantes pour la recrue poitevine, qui avait décroché son premier rôle dans le championnat français dans la cité du 7e art. Ce passage l’avait rapidement placé sous les projecteurs du volley français. Une aventure couronnée par un titre de champion de France en 2021. « J’en garde un souvenir impérissable. Ce titre a changé ma carrière, cela m’a permis de passer à un niveau supérieur », avoue-t-il.
Une aventure également marquée par sa relation fusionnelle avec Luc Marquet, son entraîneur à Cannes. « Il m’a beaucoup aidé. Lui aussi était réceptionneur-attaquant et il m’a fait franchir un cap dans mon jeu. » Une connexion que le Roumain espère aujourd’hui retrouver avec Dan Lewis, dont la présence a pesé dans son choix de rejoindre la « ville aux cent clochers ». « C’est un entraîneur de très haut niveau qui va beaucoup m’apporter. »
À Poitiers, le Roumain entend désormais écrire une nouvelle page de sa carrière. Et avec elle, une ambition clairement affichée : « L’objectif, bien sûr, c’est de gagner le championnat. » Aciobanitei compte bien apporter son expérience, mais surtout son énergie et sa positivité : « J’essaie d’apporter à cette équipe le meilleur de moi-même, une attitude positive en permanence et de toujours l’aider à gagner. »
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