Google Beam : une technologie 
immersive à Laborit

Le centre hospitalier Laborit a accueilli récemment les équipes de HP et de Vidélio pour présenter Google Beam. Cette technologie doit améliorer les consultations à distance et rapprocher patients et soignants.

Le7.info

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Imaginez un soignant face à vous, qui parle, suit vos mouvements et semble même pouvoir vous tendre un objet à travers l’écran. C’est l’expérience promise par Google Beam, une technologie immersive qui donne l’illusion d’une présence physique grâce à la 3D, à l’audio spatialisé et à des capteurs. Le dispositif a été présenté au centre hospitalier Henri-Laborit, à Poitiers, vendredi 9 octobre. « C’est une première mondiale, car les Américains l’inaugurent demain. Comme quoi, c’est possible de faire un lancement à Poitiers ! », sourit Ludovic Gicquel, chef du pôle universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent.

L’objectif est de faciliter l’accès aux spécialistes, notamment pour les patients qui habitent loin de l’hôpital. Grâce à cette immersion en 3D, les professionnels espèrent retrouver une partie de la richesse des échanges en présentiel, sans imposer systématiquement un déplacement aux familles. Pour le pédopsychiatre, l’enjeu est aussi de changer le regard des plus jeunes sur la pédopsychiatrie. « Ils ont parfois une image un peu stigmatisante de la psychiatrie. Cette technologie va permettre d’en parler sous un angle novateur. Les jeunes vont y voir un effet Star Wars. »

« Améliorer le lien 
avec nos patients »

La visioconférence classique est déjà utilisée par les équipes, mais un écran d’ordinateur ne permet pas de restituer pleinement les émotions ni la sensation de présence. « Google Beam n’est pas seulement un gadget. Elle va nous permettre de gagner du temps et d’améliorer le lien avec nos patients »,
affirme Damien Maller, pédopsychiatre. « C’est important de se dire qu’ils peuvent avoir une première consultation, avec une qualité qui permet de préparer l’hospitalisation, sans forcément avoir besoin de se déplacer », souligne Virginie Fougeret-Linlaud, également pédopsychiatre.


Les deux soignants insistent toutefois sur un point : cette technologie ne remplacera jamais la rencontre humaine. La confidentialité des données constitue également un enjeu majeur. Selon Google, aucune donnée audio ou vidéo transitant par le système ne serait conservée. Avec un coût annoncé de 60 000€, Google Beam pourrait être déployé dans d’autres établissements pour faciliter l’accès aux soins dans les territoires isolés. Un équipement est notamment envisagé à Ruffec.

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