Aujourd'hui
Convergence ?
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
Lorsqu’il pousse pour la première fois la porte du Billard Club Pictave (BCP), dans les années 1970, Philippe Orveau n’est encore qu’étudiant. A l’époque, l’association réunit une poignée d’adeptes au Tapis Vert, promenade des Cours. « C’était un endroit formidable, il y avait une vraie ambiance. Un piano-bar, des flippers, des jeux électroniques… Et puis la salle de billard, ouverte l’après-midi et le soir. Il y avait toujours quelque chose à faire, toujours du monde. C’était vraiment vivant. » Depuis, Philippe Orveau ne quittera plus jamais les tables. « Une fois qu’on a attrapé le virus, on a envie de comprendre comment ça fonctionne, de progresser et de faire des séries », remarque le billardiste. Une passion contagieuse pour ce sport de précision, où trois billes suffisent à faire travailler les méninges. « C’est un jeu simple dans ses règles, mais compliqué dans sa réalisation. Il y a énormément de techniques, de gestes différents, de façons de jouer les billes », résume Marc Olazabal, qui a découvert le Billard Club Pictave à l’époque où il était installé avenue de Nantes. L’association a ensuite pris ses quartiers, en 2004, à la Casette, dans une salle municipale mise à disposition par la Ville.
Aujourd’hui, le Billard Club Pictave compte 53 adhérents, répartis entre amateurs et confirmés. « Il y a ceux qui viennent pour le plaisir et ceux qui font de la compétition. Mais dans les deux cas, il y a toujours cette volonté de progresser », explique Jacques Gauron, le président. Au Billard Club Pictave, les années passent, mais les billes continuent de rouler. « C’est l’un des rares sports que l’on peut encore pratiquer à un âge avancé », souligne le président. Ce matin-là, Sylvain et Sylvaine, tout juste retraités, découvrent pour la première fois la pratique de la carambole. Rapidement, les deux nouveaux venus se prennent au jeu. Les habitués leur montrent la position, la tenue de la queue et les premiers gestes. « On a adoré, ça nous a permis de vider la tête », apprécie le couple. Une première séance qui illustre bien l’ADN du club : la volonté d’accueillir, de transmettre et de faire découvrir la discipline, dans une ambiance conviviale. Si cette association sportive a tout pour plaire, elle se heurte à une difficulté de taille : renouveler ses rangs. Le BCP entend multiplier les initiatives, notamment en se rapprochant de l’université. « Il faut leur donner envie d’essayer », souligne Jacques Gauron. Une démarche qui s’accompagne aussi de la volonté de féminiser ses rangs et de s’ouvrir aux personnes en situation de handicap. Autant de pistes que le club entend mettre à profit à l’occasion de son cinquantenaire, samedi 24 octobre, pour démocratiser le billard français.
Samedi 24 octobre, de 10h à 18h. Plus d’infos à billardclub pictave@gmail.com.
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