Aujourd'hui
Poitiers s'est réveillée ce dimanche matin avec les stigmates d’une soirée marquée par des scènes de chaos. Après la mobilisation contre la vie chère, qui a réuni près de 6 000 personnes samedi, un groupe de 200 à 300 individus s’en est pris aux commerces et aux agences bancaires du centre-ville, notamment rue Gambetta. Les enseignes Foot Locker et Sephora ont notamment été pillées. Les pillages se sont poursuivis jusque dans la nuit. Vers 4 heures du matin, le magasin Foot Locker a de nouveau été pris pour cible. Les individus ont retiré les barricades en bois qui protégeaient la boutique avant de la piller une seconde fois.
Au lendemain des violences, le maire de Poitiers ne cache pas son indignation face aux pillages et aux dégradations qui ont frappé le centre-ville. « Ils sont venus pour casser, piller, voler. Ils se sont servis de la manifestation pour tout péter », dénonce Anthony Brottier. Des scènes d’autant plus choquantes qu’elles sont inédites à l’échelle de Poitiers. « Honnêtement, on a rarement connu un tel déchaînement de violence. » Ce dimanche matin, les dégâts sont considérables. « C’était un véritable champ de bataille », selon Pierre-Marie Moreau, élu à Poitiers et président de la CCI de la Vienne. Les magasins Foot Locker et Sephora ont été entièrement dévalisés et leurs stocks dérobés. Pour les commerçants, la facture s’annonce particulièrement lourde. « Nous sommes sur plusieurs centaines de milliers d’euros, si ce n’est un million », estime l’élu. Il rappelle qu’un magasin comme Sephora peut à lui seul représenter entre 1 et 2M€ de marchandises en stock.
Au-delà des pertes immédiates, les commerçants devront également faire face aux conséquences à plus long terme, entre les réparations et le temps nécessaire pour reprendre leur activité. « J’apporte mon soutien à tous les commerçants durement touchés, mais également aux restaurateurs qui ont dû replier leurs chaises en urgence », déclare Anthony Brottier. Le maire a également tenu à saluer le travail des agents municipaux, mobilisés dès les premières heures de la matinée pour nettoyer les rues du centre-ville.
Une vigilance renforcée
Si les dégâts sont considérables, le maire tient aussi à rappeler que ces violences ne doivent pas occulter le déroulement de la mobilisation. « Il est important de ne pas faire d’amalgame et de bien distinguer les deux publics », insiste l'édile. Il souligne que la manifestation a rassemblé plus de 6 000 personnes venues porter des revendications légitimes et s’est déroulée « globalement dans le calme », avant que certains individus ne viennent décrédibiliser le mouvement par leurs actes. « Les casseurs font du mal à la manifestation et à la démocratie », déplore-t-il.
Huit personnes ont déjà été interpellées, selon la préfecture de la Vienne. Les violences ont également fait sept blessés, dont six policiers et gendarmes et un manifestant. Les forces de l'ordre ont procédé à 8 tirs de LBD au cours de la soirée. Face à ces événements, des actions de prévention pourraient être mises en place et les services d’ordre renforcés lors des prochaines manifestations. « On se doit d’être très attentifs à ce qui va se passer dans les semaines qui suivent », prévient Anthony Brottier, qui s’interroge déjà sur la possibilité de nouveaux débordements : « Aujourd’hui, l’interrogation, c’est : est-ce que ça va recommencer ? »
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C’est un premier match qui n’aura pas manqué de spectacle. Et c’est peu dire ! Plus de deux heures trente de jeu, cinq sets et un suspense entretenu jusqu’au dernier point. Au terme d’un combat haletant, l’Alterna Stade poitevin a finalement dû se résoudre à voir la victoire lui échapper face à Cannes (2-3).