Nicolas Ripollès a assisté à une trentaine de concerts des Fatals Picards aux quatre coins de la France. Amoureux de la subversion et de l’humour du groupe de rock, il est identifié par ses amis et ses collègues comme LE fan du groupe.

Pierre Bujeau

Le7.info

Quand on lui demande s'il sera présent samedi, à L'Angelarde, à Châtellerault(*), sa réponse fuse : « Evidemment ! » 
Parmi les amateurs des Fatals Picards, il y a les fanatiques prêts à les suivre à chaque concert aux quatre coins de la France. Puis il y a Nicolas, aussi amoureux des quatre membres du groupe de rock, rencontrés un peu par hasard en 2006. Il se souvient d’un titre « partagé par une connaissance un peu comme ça », puis du coup de cœur. « Ma femme est institutrice, je me rappelle que les textes m’ont directement frappé. « La Sécurité de l’emploi » 
faisait directement écho à un tas de problèmes que rencontrent les enseignants. » C’est cette sincérité et la finesse de la plume des Fatals qui ont tout de suite plu à ce Poitevin originaire du Sud de la France. Au point que le simple auditeur -de préférence dans sa voiture ou sur son vélo- s’est vite transformé en fan. Tantôt se moquant de Bernard Lavilliers dans le morceau du même nom, tantôt en appréciant la richesse musicale du groupe, Nicolas ne parvient pas à établir son classement. 
« Chaque son, chaque album… J’aime tout. » Puis est venu le moment de vivre l’expérience des Fatals Picards sur scène. Après avoir découvert le groupe à travers ses chansons, le Vouneuillois (de Vouneuil-sur-Vienne) s’est pris une deuxième claque en 2007, à Sorigny. « Ce n’est pas vraiment descriptible, ce qui se passe en concert. Ces mecs-là sont de véritables bêtes de scène, ils sont faits pour ça. » Des bêtes de scène certes, mais ce sont surtout les hommes que Nicolas apprendra à connaître et à apprécier. En fin de soirée, les membres du groupe n’hésitent pas à partager une petite mousse et à sympathiser avec leur public. De ces apéros d’après-concert, Nicolas garde de précieux souvenirs. « Je dois avoir tous les disques dédicacés », glisse-t-il, 
sans oublier les baguettes de Jean-Marc Sauvagnargues, le batteur lui aussi originaire d’Alès.


DRH et rock’n’roll

Au fil des concerts, la passion de Nicolas a fini par gagner ses proches. Sa femme et ses filles l’accompagnent régulièrement, sa dernière étant même devenue une fan encore plus assidue que lui. « On y va souvent en famille », sourit celui qui compte aujourd’hui une trentaine de concerts à son actif. Une passion qui se vit donc en famille et entre parfaits inconnus. En déplacement en Pologne dans le cadre de ses fonctions de directeur des ressources humaines au sein d’un grand groupe, Nicolas est un jour interpellé par une cadre du site. En « cause »,
un simple autocollant. « Ton sticker, là, c’est les Fatals Picards ? » La conversation est lancée. Quelque temps plus tard, le DRH revient en Pologne avec une affiche dédicacée par Les Fatals. « J’en ai parlé aux membres du groupe, ils ont trouvé l’histoire complètement folle ! » Paraît-il que la musique ne connait pas de frontière.


(*)Le groupe s’y produit dans le cadre du Bordel Organisé Festival.

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