Aurélien Dulau : Koh-Lanta « a renforcé mon état d’esprit »

A 37 ans, Aurélien Dulau, conseiller immobilier, papa poule et ancien champion de France universitaire de sprint, a décidé de relever le défi Koh-Lanta. Cet habitant de Cenon-sur-Vienne revient sur son aventure.

Charlotte Cresson

Le7.info

Vous avez participé à cette 28e saison de Koh-Lanta, était-ce votre première candidature ?
« J’ai postulé trois fois en tout. Lors de ma première candidature, ma lettre est restée sans réponse, la deuxième fois je suis allé jusqu’à l’entretien en visio avec les casteurs et la troisième, enfin, a été la bonne. C’est un processus assez long en différentes étapes : une lettre, un entretien en visio, un casting physique puis des tests médicaux. Une fois que l’on a franchi toutes ces étapes, on reçoit le fameux appel de TF1. Cela dure environ six mois, j’ai dû envoyer ma lettre en septembre 2022 et on m’a annoncé que je participais fin mars 2023. »


Pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette aventure ? 

« Koh-Lanta, c’est vraiment un programme que je regarde depuis le début. Quand je voyais les candidats, ça me donnait envie. C’est un jeu qui combine beaucoup de choses et notamment les épreuves, les voyages et l’aventure. Je suis un ancien sportif de haut niveau donc j’adore les challenges. Et puis j’avais envie de rendre fiers mes proches, de briller aux yeux de ma femme et de mes enfants. » 


Comment avez-vous organisé votre départ, vous qui êtes papa de cinq enfants ? 

« La décision d’envoyer ma candidature a été prise avec ma femme. Ce n’est pas quelque chose que l’on prend à la légère. Il y a un mélange de sentiments quand on reçoit l’appel car il faut organiser son départ et son absence. En parallèle du casting, j’avançais dans ma vie. Quand c’est devenu concret, on a mis des choses en place. Ma compagne, qui travaille dans la restauration, a aménagé ses horaires et nous avons fait appel à une nounou et à la famille. »


En tant qu’ancien champion de sprint, vous aviez les capacités physiques pour cette aventure mais aviez-vous des notions de survie ? 

« J’avais quelques notions de survie grâce à mes proches qui me savaient fan de Koh-Lanta et qui m’offraient des livres sur le sujet, mais je ne suis pas quelqu’un qui pratique la survie. J’avais surtout envie d’apprendre, de jouer les éponges auprès de ceux qui s’y connaissaient comme Sébastien, qui est charpentier, ou William, expert en la matière. On a pu bénéficier de bons conseils. »


Qu’est-ce-qui a été le plus dur dans l’aventure pour vous ? 

« Dès les premiers jours, on a très faim. On se partage une coco à dix. Cette sensation n’est pas du tout habituelle. Au bout de plusieurs jours, ça devient une obsession. On a envie de mettre de l’essence dans le moteur. La fatigue est omniprésente avec les épreuves mais aussi parce qu’on bouge constamment pour aller chercher à manger, on dort sur le sable et il faut se réveiller pour alimenter le feu. »


Qu’est-ce que l’aventure a changé dans votre vie ? 

« Ça a renforcé mon état d’esprit d’oser faire ce dont j’ai envie. J’ai toujours été quelqu’un de déterminé mais ça a accentué ce côté-là. Après l’aventure, je me suis marié, j’ai lancé ma boîte, repris l’athlétisme, fait mon premier tatouage… Je me pose moins de questions. » 


Koh-Lanta : les Chasseurs d’Immunité, tous les mardis à 21h10 sur TF1.

Crédit : A.ISSOCK / ALP / TF1

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