Un data center sur la Technopole en 2027

La Région accorde son soutien à hauteur d’1,7M€, pour construire un data center de dimension régionale à Chasseneuil-du-Poitou. L’outil servira à stocker les données des établissements d’enseignement supérieur de la Nouvelle-Aquitaine.

Arnault Varanne

Le7.info

La Technopole du Futuroscope comptera bientôt un deuxième data center d’ampleur sur ses terres. Après Data Campus, développé par la société niortaise Marcireau(*), la Région a annoncé la semaine passée soutenir l’émergence d’un centre de données régional à hauteur d’1,7M€. Un projet structurant qui « répond aux exigences du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche en matière de stockage, calcul et traitement de données et de services numériques avancés, incluant l'IA », selon la collectivité. « C’est un projet mutualisé avec les autres établissements d’enseignement supérieur et de la recherche de Nouvelle-Aquitaine », précise Noëlle Bonnet.

Pourquoi le campus du Futuroscope ? « Parce que l’étude d’un cabinet extérieur a montré que le site répondait à plusieurs critères : il est à proximité de l’A10, de la N10 et de la LGV Tours-Bordeaux », développe la vice-présidente du conseil d’administration de l’université de Poitiers. Un autre facteur a penché en faveur de la Technopole : le recyclage de ce qu’on appelle l’énergie fatale. « Elle sera réinjectée dans le réseau de chaleur qui se met en place sur le site. »

Logique de mutualisation

Implanté sur une emprise de 2 500m2, le futur bâtiment de 400m2 devrait voir le jour à proximité immédiate de la plateforme Prométée de l’institut PPrime. Son ouverture est prévue fin 2027. L’appel d’offres pour l’assistance à maîtrise d’ouvrage dudit projet se termine ce mardi 26 mai. La logique de mutualisation à l’échelle néo-aquitaine va pousser les établissements à fermer leurs salles serveurs pour concentrer leurs forces sur le nouveau data center. Une source de gains financiers autant qu’une question de souveraineté. L’investissement total s’élèvera à 
3,4M€, avec une participation de l’Europe via le Feder.

La Région évoque « des services mutualisés de haute qualité pour les établissements partenaires, incluant des capacités de calcul intensif ». Rien à voir cependant avec le projet BXIA mené à Bordeaux, lequel prévoit, à partir de 2028, l’émergence de plusieurs data centers et de supercalculateurs pour un investissement de 3Md€. Un pôle dédié à l’intelligence artificielle qui pourrait générer des centaines d’emplois.

(*)Datacampus a été l’un des premiers data centers de France à réduire sa consommation énergétique en immergeant ses baies de serveurs dans une huile minérale.

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