Bien loin des images de performance qui collent parfois à la discipline, Céline Delage enseigne à Poitiers une pratique du yoga centrée sur la respiration et l'attention au corps. Cette ancienne restauratrice vient de fêter les cinq ans de son activité.

Le7.info

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Le 4 juin, au parc des Prés-Mignon dans le quartier de Bellejouane à Poitiers, plusieurs dizaines de tapis étaient déroulés dans l'herbe. Le temps d'une séance de yoga en plein air, en fin de journée, ouverte à tous et à ses élèves, Céline Delage a fêté les cinq ans de son activité de professeure de yoga. 


Pour beaucoup, son visage n’est pas inconnu. Elle a été, pendant dix ans, à la tête d’un restaurant à Poitiers, Le Bonheur est dans le Thé, après un passage par l'insertion professionnelle et la gestion d’un salon de thé. 


Le yoga est entré dans sa vie assez tôt, notamment pour tenir le rythme de ses années dans la restauration, « un métier épuisant, exercé debout du matin au soir », souligne-t-elle. Une discipline qui, au fil des années, a pris une place prépondérante. « Dans l’idée d’une future reconversion professionnelle, je me suis formée, en parallèle de mon activité de restauratrice, pendant quatre ans à l'Institut français du yoga, à Paris. » Elle décroche son diplôme en 2020, juste avant le Covid, comme un signe du destin, et vend dans la foulée son établissement. 


Depuis, elle a fait du yoga une activité à temps plein qu’elle enseigne, sous le nom de yoga Svadhyaya, « le chemin vers soi, en sanskrit », auprès d’une centaine d’élèves au studio Anna Weill (de la chorégraphe Odile Azagury) dans le quartier Chilvert, à Poitiers. 


Pas une course 
aux postures

Le yoga qu'elle transmet n'a rien d'une course aux postures : 
le souffle prime et le mouvement se cale sur la respiration, jamais l'inverse. Pas de cours de niveau non plus : débutants et pratiquants aguerris, âgés de 30 à 80 ans, cheminent côte à côte, chacun à sa mesure. « Il n'y a pas une posture idéale, comme le font croire certaines photos de yoga : il y en a autant qu'il y a de corps et d'histoires de vie », résume-t-elle. D'où des groupes restreints, de quinze personnes au maximum. « L'enjeu est de passer du faire au sentir : écouter ses sensations et renoncer à imiter la voisine ou la professeure. » 
Et les effets bénéfiques de la pratique se prolongent bien au-delà du cours : douleurs apaisées, confiance retrouvée, recul face aux situations. « Ce qu'on vit sur le tapis, on l'emmène dans son quotidien pour faire face au stress et aux épreuves. » 
Elle se souvient d'une élève qui, à ses débuts, ne montait les bras qu'à mi-hauteur. « Un an plus tard, elle les tendait vers le ciel. Le yoga est une façon de se réapproprier son corps. » Ceux qui ont manqué la fête des 5 ans pourront se rattraper du 29 juin au 3 juillet, période durant laquelle Céline Delage ouvre tous ses créneaux à qui veut pousser la porte du studio. 


Plus d’info sur 
yogasvadhyaya.net.

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