Aujourd'hui
Inconséquence
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
Tout le monde est d’accord : la récupération est l'un des piliers de la pratique sportive de bon niveau. Elle permet de laisser au corps, au mental et à l’émotionnel le temps nécessaire pour se régénérer en prévision de l’effort suivant, elle réduit le risque de blessures et améliore les performances. Si le sujet fait l’unanimité dans le milieu sportif, qu’en est-il au travail ? Quelle est la culture de la récupération dans nos métiers et secteurs d’activité ? Quelle place accordons-nous vraiment à la récupération dans nos parcours ? D’ailleurs, que signifie pour nous « récupérer » ?
A l’heure où les représentations de la charge mentale et de la santé évoluent, ces questions restent encore trop rares dans l’espace professionnel. La récupération est souvent associée à un ralentissement improductif, à une perte de temps et d’énergie incompatible avec des objectifs ambitieux.
Pourtant, à l’image de la pâte qui repose en cuisine, il ne se passe pas « rien » quand on récupère ! Les équipes robustes qui performent tout en étant bien dans leurs baskets ont généralement mené cette réflexion à l’échelle individuelle et collective… et elles prennent d’autant plus de plaisir au travail. Dans un autre registre, les personnes qui connaissent des périodes d’épuisement découvrent souvent les bénéfices de la récupération qui leur permet de rebondir transformées et consolidées.
Evidemment, chacun a ses besoins et sa stratégie pour récupérer, mais pourquoi ne pas nous interroger de manière préventive ? Et si nous osions intégrer la récupération à nos routines, surtout durant cette période de forte charge, après ce projet exigeant, pour surmonter ces turbulences, accompagner ces transformations ou tout simplement, préserver durablement notre équilibre ? Et vous, à l’approche de la pause estivale, allez-vous oser récupérer… et comment ?
Contacts : smicheau@humanne.fr - humanne.fr.
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