La Bataille de Gaulle, le pari de la liberté

Dans La Bataille de Gaulle, Antonin Baudry revient sur les débuts du combat mené par Charles de Gaulle face à l’effondrement de la France en 1940.

Le7.info

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« Un peuple n’est vaincu que s’il s’avoue vaincu », voilà comment résumer La Bataille de Gaulle. Après Le Chant du Loup, le réalisateur Antonin Baudry quitte les profondeurs marines pour raconter le combat politique et militaire de Charles de Gaulle. En juin 1940, en pleine Seconde Guerre mondiale, le général, encore peu connu, décide d'organiser la Résistance depuis Londres pour lutter contre l'Allemagne nazie. Presque sans moyens, il va tenter de créer une organisation politique et militaire : la France libre. Intitulé « L’âge de fer », ce premier chapitre se concentre sur la période allant de la bataille de Montcornet en 1940 jusqu’en 1942. Ce long-métrage se présente comme une adaptation de l’ouvrage De Gaulle : une certaine idée de la France, de l'historien Julian T. Jackson. Cette première partie plonge directement le spectateur dans les enjeux du conflit, entre un gouvernement français ayant déjà accepté l’Armistice et un homme refusant de s’y soumettre.

Seul contre tous

Charles de Gaulle y est présenté dans toute sa complexité. Son amour pour la France est plus que jamais mis en avant. La prestation de Simon Abkarian apporte du relief et retranscrit avec justesse le charisme et le leadership du personnage. Tout d’abord moqué, De Gaulle parvient à fédérer autour de lui, jusqu’à devenir un symbole de la Résistance, incarnée aussi par Fernand (Florian Lesieur) qui mène des actions à Paris sous l’occupation allemande. Le film met ainsi en parallèle deux réalités de l’époque : celle des chefs d’État et celle du peuple français. Le long-métrage bénéficie également d’un casting de haut rang allant de Benoît Magimel à Simon Russell Beale (Winston Churchill), en passant par Campbell Scott (Franklin Roosevelt). À noter toutefois le faible temps d’écran du personnage de François Darlan, amiral officiant sous le régime de Vichy, interprété par Mathieu Kassovitz.

La réalisation propose des séquences d’actions et de bombardements très réalistes, soutenues par des musiques aussi épiques qu’angoissantes. Le film intègre également des images d’époque renforçant le côté immersif de l’œuvre. L’atmosphère des années 40 est soigneusement reconstituée. En revanche, la multiplication des lieux et des intrigues peut parfois désorienter le spectateur. La Bataille de Gaulle devrait tout de même satisfaire les férus d’histoire. Pour passer de l’âge de fer à l’âge d’or, rendez-vous le 3 juillet pour la sortie en salle du second chapitre : J’écris ton nom.

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