Atmo scrute notre air

L'Observatoire régional de la qualité de l'air fête ses 50 ans. L'occasion de revenir sur ses missions et de rappeler que chaque geste compte pour diminuer les pollutions.

Le7.info

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Depuis cinquante ans, Atmo Nouvelle-Aquitaine mesure, analyse et informe le grand public et les professionnels sur la qualité de l'air en région. L'observatoire régional a vu le jour en 1976 à La Rochelle avec des premiers relevés. En 1977, une première station fixe est installée, pour des mesures tout au long de l'année, tous les jours, à toute heure. Au fur et à mesure, l'activité se structure en Poitou-Charentes, comme en Aquitaine et dans le Limousin. En 2016, les trois entités fusionnent pour respecter les contours de la nouvelle grande région. Aujourd'hui, l'observatoire est présent dans chaque département, avec trois sites principaux : La Rochelle, Bordeaux et Limoges. Dans la Vienne, Atmo dispose de trois stations et d'un pollinarium sentinelle, implantés à Poitiers. Quatre techniciens sont affectés au contrôle des mesures. Un analyseur mobile peut également être déployé à la demande d'une collectivité ou d'un industriel, sur un secteur et une période précise pour une étude spécifique.

Contrôler la qualité 
de l'air

En France, depuis trente ans, la loi Laure (loi sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie) reconnaît à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Toujours en vigueur, le texte a renforcé le rôle des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air et a défini leurs missions : surveillance des polluants, information en cas de dépassement des seuils et sensibilisation du grand public. Réglementairement, l'observatoire analyse la présence des particules fines et grossières, du dioxyde d'azote, du monoxyde de carbone et de l'ozone dans l'air. Depuis dix ans, les trois premiers polluants sont en recul. Ces émissions ont diminué grâce à l'amélioration du parc automobile, à l'arrivée de nouvelles normes notamment sur l'entretien des véhicules, à la baisse du chauffage au bois, au développement des transports en commun ainsi qu’au développement des mobilités douces ou encore du télétravail. La prise de conscience progressive des enjeux liés à la qualité de l'air et l'acquisition de bonnes pratiques vont dans le bon sens. Reste l'ozone, en progression. Ce polluant est saisonnier : son apparition résulte de la présence de composés organiques volatiles couplée à de fortes températures.

Grâce à ses relevés, l'observatoire émet chaque jour, sous la forme d'une carte en ligne, un indice Atmo ainsi qu'un indice pollen. En cas d'indice dégradé, mauvais ou très mauvais, les collectivités et les services publics peuvent être amenés à diffuser des messages de prévention. La surveillance devrait se renforcer dans les prochaines années avec l'arrivée d'une nouvelle directive pour mesurer plus étroitement les polluants émergents : PFAS, microplastiques, pesticides et particules ultrafines.

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