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De ses multiples formations en secourisme, Maxime Dessoliers est ressorti avec des enseignements, mais surtout une conviction : les méthodes d'apprentissage actuelles sont dépassées. Pire encore, elles ne rempliraient pas leur rôle premier, sauver des vies. « Les méthodes de validation ne sont pas du tout adaptées. Plus de 90% des gens n'arrivent pas à agir sur le terrain parce qu'ils ont peur de mal faire », affirme-t-il. Sapeur-pompier de formation, il a forgé sa réflexion entre terrain et apprentissage académique, en se documentant sur les neurosciences et en multipliant les formations conventionnelles pour mieux s'en affranchir. Depuis deux ans, il en a fait son métier, sillonnant la France porté par deux passions complémentaires : la formation et le secourisme. Si la première s'est construite au fil de ses années à la Sécurité civile et d'une mission humanitaire en Ukraine, la seconde relève presque de l'inné. « J'ai cette fibre-là en moi. Quand j'ai découvert la formation, j'ai su très vite que j'allais en faire mon métier », confie le Poitevin. Il exerce aujourd'hui à temps plein en tant que sauveteur secouriste du travail (SST), certifié par le réseau Assurance Maladie-Risques Professionnels. Une motivation qu'il met au service d'un changement de paradigme.
« Passer du savoir au savoir-faire. » Si la démarche de Maxime avait un slogan, ce serait peut-être celui-là. Exit les heures d'écoute et les discours récités sur un manuel d'instruction. « Si je fais un cours d'une heure et demie sur la réanimation, et qu'après l’apprenant est face à une victime, il va se bloquer. Combien de compressions ? Quel timing ? Et il n’agira plus. » La théorie passe donc au second plan. Les situations sont recréées en conditions réelles, parfois à l'improviste. « Je prépare des petites scènes avec certains participants. À un moment, quelqu'un fait semblant de tomber dans les escaliers, et tout le monde doit réagir. » Vient ensuite le débriefing. Et bien souvent les apprenants font exactement ce qu'il faut. L'objectif, via ces exercices, est de casser les barrières qui entravent le passage à l'action. « Quand les gens sont dos au mur, sans trop réfléchir, ils trouvent les ressources. Et ils font beaucoup mieux que quand ils essaient de se souvenir d'un cours. » Car le principal frein, Maxime le répète, est psychologique. Et il ne mâche pas ses mots. « Il vaut mieux faire, même imparfaitement, que ne rien faire. Casser des côtes pendant un massage cardiaque, c'est toujours mieux que de laisser quelqu'un mourir. » En matière de secourisme, l'hésitation peut coûter une vie. Lui a choisi son camp.
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