Après la saison du PB86, Arnaud Marius ressent « de la fierté »

Battu à Pau jeudi dans une finale ébouriffante (86-73), le Poitiers Basket 86 évoluera la saison prochaine en Elite 2.
 Manager du club, Arnaud Marius jette un œil dans le rétro avant de se projeter sur les prochaines échéances.

Arnault Varanne

Le7.info

Quelle analyse faites-vous de cette série en finale face à Pau ?
« C'est une série qui a été très disputée, très physique, où il a fallu que les joueurs mettent tout sur le terrain pour essayer d'aller chercher cette montée en Betclic Elite. Malheureusement, ça se joue dans les cinq dernières minutes du match 3 (86-73, ndlr) avec des scénarios différents dans les trois rencontres. En dehors du premier match, que nous avons largement remporté, aucune des deux équipes ne s’est vraiment détachée… Il y a un point qui est un peu difficile à accepter, ce sont les seize lancers francs à zéro dans le dernier quart-temps. »

Quel est le sentiment qui domine, la déception ou la fierté ?
« Il y a de la déception d’être passés tout près du Graal. Mais malgré tout, la fierté domine. La fierté d’avoir porté les couleurs du PB et de Poitiers à ce niveau-là. La fierté d'avoir vraiment déjoué tous les pronostics, celle de voir Andy (Thornton-Jones), son staff et les joueurs se transcender pour aller chercher des résultats et des émotions que l’on n’avait pas connus depuis très longtemps au club, que certains ont découverts au début de leur carrière. Cette aventure, ils la garderont longtemps au fond de leur cœur. Et puis, le quart contre Saint-Quentin, un peu David contre Goliath, la demi-finale assez folle face à Nantes et cette série contre Pau ont été une publicité incroyable pour le championnat de France d’Elite 2 avec des matchs à guichets fermés, du combat, du talent, de l'adresse… »

« Aller en finale tous les ans ne peut pas être un objectif. »

Que dites-vous à ceux qui estiment qu’une montée en Betclic Elite aurait été un cadeau empoisonné ?
« En Betclic Elite, peu importe le budget, l’équipe ou le club, chaque match est un challenge et nécessite une remise en question permanente. Personnellement, j’aurais adoré pouvoir nous tester face à ce challenge sportif et structurel. Évidemment, on aurait été probablement le plus petit budget et la plus petite masse salariale.
Malgré tout, avec le 11e budget (3,275M€) et la 
10e masse salariale (892 000€), on a su aller chercher des choses qui ne nous étaient pas promises au départ. Ce qu’on vient de vivre nous donne envie d’y retourner, de retrouver ces émotions, mais aller en finale tous les ans ne peut pas être un objectif. On ne sera pas candidat à la montée chaque saison. Mais il y a de la place pour les équipes qui « cliquent » 
et créent une dynamique leur permettant de rêver. »


Quel sera le profil de l’équipe la saison prochaine ?
« Ce que l’on peut dire, c’est qu’Aurèle (Brena-Chemille), Imanol (Prot), Marcus (Gomis) qui a une clause, Ivan (Ramljak) et Soumaïla (Koita) sont sous contrat. Ce qui veut tout dire et ne rien dire… On va annoncer des départs, puis des arrivées bientôt. Ce qui est sûr, c’est qu’Arthur (Boisson, entraîneur-adjoint) et Alex (Schutz, préparateur physique) vont nous quitter. Leurs successeurs sont déjà choisis. Mon job, notre mission, c'est d'abord de construire la meilleure équipe l'année prochaine avec une masse salariale qui sera dans les mêmes eaux. »

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