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Les barreaux de la Vienne, des Deux-Sèvres, de Vendée et de Charente-Maritime sont unanimes. Symboliquement, les avocats n'assisteront pas à la rentrée solennelle des magistrats de la cour d'appel, prévue lundi après-midi à Poitiers. Dans un communiqué, les conseils de l'ordre des différents départements, réunis hier pour trancher cette question, dénoncent le « manque de moyens » alloués à la cour d'appel, le nombre insuffisant de magistrats qui a conduit, début août, à la « suppression pure et simple de la 3e Chambre civile ». Depuis plusieurs semaines, les avocats regrettaient « l'absence de concertation » dans ce domaine et le retard accumulé dans les jugements. A travers cette action, ils veulent marquer leur « protestation quant à la méthode employée par le Premier Président de la Cour d'appel de Poitiers à l'égard des avocats, et demander que soient alloués à la Cour les moyens de juger dans des délais raisonnables ». Un autre point, déjà évoqué par le « 7 » est placé dans la balance : les avocats s'élèvent contre les conditions trop restrictives d'accès et de circulation qui leur seront imposées au sein de la future cité judiciaire (ex-lycée des Feuillants). Le boycott ne visera que la rentrée solennelle de la cour d'appel. Les membres des quatre barreaux concernés assisteront en revanche à la rentrée du Tribunal de grande instance, programmée lundi dans la matinée.
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