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Four
L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.
Alors qu’il marchait dans les rues de Paris, Alexandre Auvergne assista à une scène « choquante ». «Des filles se faisaient klaxonner par des automobilistes, j’ai trouvé ça inadmissible, raconte-t-il. Quelques jours plus tard, l’affaire Harvey Weinstein éclata. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose…»
Originaire de Poitiers, le jeune comédien inscrit au cours Florent participe pour la deuxième année consécutive au « Nikon film festival ». Ce concours national donne l’occasion aux cinéastes en herbe de montrer l’étendue de leurs talents en réalisant un court-métrage de deux minutes et vingt secondes maximum. Avec « Je suis un porc », Alexandre espère bien toucher un large public. « C’est l’histoire d’une jeune parisienne qui se fait aborder par un « porc », explique l’ancien lycéen de Saint-Jacques-de-Compostelle. Je voulais raconter ce que vivent trop souvent les femmes. J’ai fait pas mal de recherches et interrogé mon entourage. Ma mère et ma sœur n’en avaient jamais vraiment parlé. Pour elles, c’est tellement banal...»
Ce fan de sport –il a joué au CEP Poitiers Basket- interprète lui-même le "porc". L’apprenti comédien a travaillé ce rôle de manière à ce que tous les hommes puissent se sentir concernés. « En fait, cela peut être n’importe qui. Un « monsieur tout le monde » qui ne se rend même pas compte de la portée de ses actes. Ce qui est incroyable, c’est que, pendant le tournage, la comédienne se faisait siffler dans la rue ! Il n’y avait pas meilleure illustration de mon propos. »
En moins de quarante-huit heures, « Je suis un porc » a été vu par plus de 4000 personnes. Il fait partie des vingt films les plus soutenus. Pour aider Alexandre, rendez-vous sur la page du Nikon film festival.
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