Sentiment de

L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne.

Arnault Varanne

Le7.info

Le bilan de la délinquance livré chaque année par le ministère de l’Intérieur, décliné par département, permet d’avoir une photographie à un instant T des 
« trous dans la raquette ». Du trafic de stupéfiants aux violences intrafamiliales, de la délinquance routière aux homicides, des vols par ruse aux escroqueries les plus sophistiquées, toutes les atteintes aux biens et aux personnes sont passées au crible. Reste le moins perceptible : le fameux sentiment d’insécurité. Harcèlement de rue, insultes, intimidations, tags, abris-bus brisés… Autant de micro-événements qui génèrent au mieux de l’inconfort, au pire une anxiété profonde. Difficile de lutter contre l’indicible qui ne saute pas aux yeux dans les statistiques. Si on ajoute une surreprésentation des faits divers dans les médias et sur les réseaux sociaux, on atteint carrément un climat d’angoisse généralisé. Un climat face auquel les chiffres les plus rationnels ne sauraient rassurer. Quand on se compare avec d’autres villes ou départements, se console-t-on vraiment ? Pas certain.

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