« Je vaux tout autant », 
la chanson qui casse les clichés

Collégienne en 3e à Châtellerault, Léane a écrit une chanson autour des troubles dys dont elle est atteinte, mise en musique par son professeur de sport. Une complicité poignante pour une histoire exceptionnelle couronnée de succès.

Le7.info

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20 000 vues, près d’un millier de likes… En trois semaines, le clip « Je vaux tout autant » s’est offert un magnifique succès. 
« Certains sixièmes sont même venus me demander des autographes ! », raconte avec amusement Léane. La jeune fille timide mais combative est à l’origine d’un projet aussi original que fédérateur. « Elle ne se plaint jamais et a confiance en son travail », assure son professeur d’EPS.

Le texte, rédigé par Léane et mis en musique par Vylian, met en lumière les difficultés engendrées par différents handicaps, mais aussi par le regard des autres. Pour le musicien, la chanson évoque également une réalité bien concrète : 
« Le manque d'AESH », 
ces accompagnants essentiels à la scolarisation des élèves en situation de handicap. « Je vaux tout autant » 
est aussi une ode à l’inclusion. À travers la musique et le sport, le professeur d'EPS souhaite rappeler qu’il « existe d’autres voies d’épanouissement que les disciplines « classiques » ».
 Léane pourrait, l’air de rien, 
« donner confiance aux élèves qui se sentent différents ». En liant le personnel à l’universel, la future lycéenne et son professeur délivrent un message qui nous questionne sur le regard porté sur le handicap, tout en étant résolument optimiste !

Des mots pour panser les maux

Pour la collégienne, tout a démarré il y a près de six ans. Grâce à son institutrice de CM1, la jeune fille apprend qu’elle est atteinte de plusieurs troubles dys (dyslexie, dyspraxie…). Mais connaître ce handicap invisible ne signifie pas le comprendre, encore moins le faire comprendre. « On lui faisait des remarques sur son aménagement », se rappelle sa maman. Se sont ajoutés des week-ends annulés à cause de très longues révisions, des engagements financiers et temporels importants liés aux rendez-vous chez des spécialistes... C’est dans ce contexte que Léane s’est mise à écrire : « Cela m’a permis d’extérioriser. » Avec l’accord de Léane, sa mère a transmis ses textes à William Beasse alias Vylian. Touché par l'écriture, l’enseignant a « commencé à composer sans rien dire ». Quelques mois plus tard, le clip a été tourné au collège Saint-Gabriel de Châtellerault. Avec le succès populaire que l’on connaît.

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