Des étudiants poitevins la découverte de l’Albanie

Plusieurs étudiants de l’IAE de Poitiers sont actuellement en stage linguistique en Albanie, jusqu’à la fin du mois. Quatre d’entre eux alimentent un compte Instagram avec des photos illustrant les richesses de ce pays méconnu.

Steve Henot

Le7.info

Ils n’avaient jamais entendu parler du pays comme d’une destination touristique de choix. Et n’auraient probablement jamais songé à s’y rendre spontanément. Depuis deux mois, plusieurs étudiants de l’IAE de Poitiers effectuent un stage linguistique en Albanie, dans le cadre d’un partenariat avec l’université de Tirana. Certains dans une banque, d’autres dans un cabinet d’experts-comptables ou chez un distributeur de boissons… « L’objectif, c’est de nous entraîner à parler anglais », précise Auguste Rambault, en 
3e année de licence de gestion.


Les étudiants ont été accueillis par Sherif Bundo, docteur en économie de l’université de Tirana. Ce dernier, ministre du Tourisme dans son pays au début des années 2000, leur a très vite recommandé plusieurs endroits emblématiques à aller découvrir sur leur temps libre. « Tous les week-ends, on essaye de visiter le pays au maximum. D’autant que la vie sur place ne coûte pas très cher. » Les jeunes Poitevins ont ainsi vu le « Blue Eye », une source d’eau d’un bleu-vert éclatant et de 50m de profondeur, et la Riviera albanaise via l’étonnante route « SH8 » qui se partage entre plages et montagnes… « C’est un pays peu connu, mais pourtant très beau et riche en paysages », selon Victor, en L3 comptabilité contrôle audit. 


Des photos sur Instagram

Les « Frenchies » n’ont pas manqué d’immortaliser chacune de leurs excursions avec leurs smartphones. « On envoyait beaucoup de photos à nos proches, on s’est alors dit : « Pourquoi ne pas les partager ? » Cela peut permettre aux gens de voyager un peu. » C’est ainsi qu’ils ont créé une page Instagram commune, où ils publient leurs plus beaux clichés. Pour l’occasion, ils se sont même essayés à l’urbex, une pratique consistant à visiter des lieux laissés à l’abandon. L’Albanie s’y prête à merveille. « Il y a beaucoup de bâtiments dont la construction n’a jamais été terminée. On a par exemple visité une ex-école communiste. Le pays compte aussi 170 000 bunkers, hérités de cette époque (l’Albanie a été sous la dictature communiste d’Enver Hoxha pendant près d’un demi-siècle, ndlr). Quand on en croise sur la route, on s’arrête », raconte Victor.


Les étudiants profitent d’autant plus de leur séjour qu’ils ne sont pas soumis à de fortes restrictions sanitaires. « Ici, c’est comme si la Covid n’existait pas. Au début, on faisait attention, mais on s’est relâché progressivement », confie Auguste. Cette immersion au long cours dans un pays relativement méconnu les a déjà beaucoup « motivés ». Certains se disent prêts à renouveler l’expérience dès l’année prochaine, pour un prochain stage.

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