Aujourd'hui
La vie à l’usine
Le bassin industriel du Châtelleraudais cherche encore et toujours des candidats. Environ 400 postes sont à pourvoir dans les grands groupes comme chez leurs sous-traitants. Les opérations séduction se multiplient.
Quelles sont aujourd’hui
les activités du cabinet
Multicibles ?
« Nous exerçons dans trois domaines d’activité distincts, en partenariat avec les managers :
le conseil en recrutement, l’accompagnement RH, le coaching et l’outplacement. Concernant l’accompagnement, cela va de la rédaction de documents, comme une charte sur le télétravail, à la cohésion d’équipe en passant par la prévention des risques psychosociaux. »
De quels besoins le cabinet est-il né en octobre 1985 ?
« Ma grand-mère Jacqueline Achache a créé l’agence à Angoulême en 1985 puis ma mère Evelyne l’a reprise en 1993 à Poitiers avant de me la transmettre en 2000. Tout est parti d’une demande de clients de ma grand-mère, qui proposait à l’époque de la formation. Ils lui ont demandé de leur proposer des candidats sur certains postes. Elle s’est lancée dans ce métier. Nous sommes aujourd’hui sept personnes chacune spécialisée dans un domaine. Pour moi, c’est le recrutement. A titre personnel, j’ai fait une école de commerce, j’étais attiré par la communication. L’opportunité de rejoindre Multicibles m’a attiré à une époque où je ne m’épanouissais pas spécialement dans mon précédent métier en Ile-de-France. »
Qui sont vos clients à ce jour ?
« Nous travaillons avec des PME, TPE, grands groupes, dans des domaines très variés comme l’industrie, le tertiaire, l’agriculture. Nous touchons aussi des associations et des collectivités, d’où notre nom Multicibles. L’agence a également des clients en région parisienne, même si nous nous concentrons aujourd’hui sur la région. »
Comment percevez-vous ce nouveau paradigme où le rapport de force entre les entreprises et les candidats s’est inversé ?
« L’entreprise est obligée de se
« vendre » aujourd’hui, d’où le terme de marque employeur avec la transparence et la qualité de vie au travail, l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle... Les attentes des candidats ont changé, même si la rémunération est toujours à prendre en compte. On constate cependant que certains candidats sont prêts à baisser leur salaire pour quitter une région comme l’Ile-de-France, notamment lorsqu’ils ont des enfants. Maintenant, on n’assiste pas non plus à raz-de-marée de candidatures venues de Paris. Beaucoup de jeunes se disent encore que les grandes villes sont un tremplin pour leur carrière. »
Malgré l’augmentation du chômage, l’inadéquation entre offre et demande reste prégnante. Une explication ?
« Déjà, il faut dire que les réseaux sociaux professionnels (Linkedin, Indeed, HelloWork) n’aboutissent que dans 30% des cas à une embauche. Ce qui veut dire que la qualité du recrutement ne passe pas forcément par ces plateformes. C’est l’un des facteurs d’explication. Mais il y en a d’autres, bien sûr. »
Comment l’intelligence artificielle percute-t-elle le secteur des ressources humaines ?
« Nos prestataires, comme les plateformes, intègrent de l’intelligence artificielle dans les recherches d’entreprises, de secteurs, de candidats... L’IA peut être un plus qui permet de gagner du temps mais est imparfaite. L’esprit critique, le jugement humain restent essentiels, en particulier lors d’entretiens de recrutement. »
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