Aujourd'hui
La vie à l’usine
Le bassin industriel du Châtelleraudais cherche encore et toujours des candidats. Environ 400 postes sont à pourvoir dans les grands groupes comme chez leurs sous-traitants. Les opérations séduction se multiplient.
Dans la Vienne, comme dans une grande partie de la France, la plateforme Airbnb joue un rôle croissant dans l’économie. Avec un « chiffre d’affaires qui sort du lot », le département et son potentiel attirent ceux qui souhaitent se lancer dans la location de courte durée, constate Nicolas Clairo président du club Airbnb de la Vienne. Si les données précises sur les emplois créés sont difficiles à isoler, plusieurs éléments permettent de dresser un portrait des retombées de cette activité. En premier lieu, la professionnalisation de la fonction d’hôte. A partir de plusieurs logements, le propriétaire qui peut vivre de son activité doit créer une société. « Cela implique notamment d’engager un comptable. » Car s’il « faut être capable de tout faire » en se lançant dans l’aventure Airbnb, ce n’est pas toujours possible. « Certains hôtes s’occupent eux-mêmes du ménage, des petits travaux, etc. Mais d’autres ont recours à des professionnels. Les gros investisseurs, eux, peuvent s’offrir le luxe d’une conciergerie. » Au total, le président du club Airbnb de la Vienne évalue à une centaine d’équivalents temps plein le nombre d’emplois créés par l’ensemble des 600 logements référencés par le club.
Commerces, loisirs, transports… La présence de la plateforme contribue à soutenir les emplois locaux. « Cela génère une activité, c’est évident. Des partenariats peuvent être créés pour mettre en place des réductions par exemple », constate Nicolas Clairo qui reconnaît ne pas pouvoir travailler « sans [ses] collègues hôteliers ou les commerçants ». Car si l’entente n’a pas toujours été au beau fixe entre la plateforme et les acteurs de l’hôtellerie, les choses semblent s’arranger progressivement. Mais Nicolas Clairo en est convaincu : pour que l’activité économique se diffuse positivement, il est nécessaire de « travailler ensemble en bonne intelligence ».
À lire aussi ...