Le chômage en 7 catégories

Depuis un an, deux nouvelles catégories de demandeurs d’emploi sont venues compléter une liste déjà bien fournie. Cette nomenclature utile à France Travail fait varier fortement les chiffres du chômage.

Romain Mudrak

Le7.info

Chaque mois, tous les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail doivent actualiser leur situation. En fonction de leurs déclarations, ils sont affectés à une catégorie A, B, C, D, E, F ou G. Certains sont contraints de justifier la recherche d’un emploi, d’autres non. Pour France Travail, cette nomenclature est utilisée pour clarifier des situations souvent complexes et ainsi proposer des accompagnements adaptés.

F et G en amont 
de l’emploi
Depuis le 1er janvier 2025 et l’application de la loi dite de 
« plein emploi », tous les allocataires du Revenus de solidarité active (RSA) suivis par les Départements, ainsi que les jeunes accompagnés par les Missions locales d’insertion, sont automatiquement inscrits à France Travail. Soit 1,2 million de personnes supplémentaires. Tous les nouveaux entrants sont affectés temporairement à une « catégorie d’attente », la « G », 
avant un premier entretien visant à définir leurs capacités et leurs besoins en termes d’employabilité. Beaucoup se retrouvent rapidement en 
catégorie F, dite de « parcours social ». Avant de parler emploi, ceux-là doivent d’abord lever un certain nombre de freins comme résoudre des problèmes de santé, décrocher un permis de conduire, obtenir un logement… Leur accompagnement est alors assuré par les services du Conseil départemental.


A, B et C en recherche active d’emploi
Les trois premières catégories regroupent des demandeurs d’emploi « tenus de rechercher un emploi ». En catégorie A, ceux qui n’ont pas du tout travaillé durant le mois précédant l’actualisation ; en « B », ceux qui ont exercé une activité à temps partiel (inférieure à un mi-temps) ; enfin les sociétaires de la catégorie « C » ont travaillé plus de 78 heures, voire à temps plein, mais recherchent toujours un CDD ou un CDI. Ils peuvent percevoir un complément de revenu si leur indemnité est supérieure à leur nouveau salaire.

D et E bien occupés
Les personnes en catégories D et E ne sont pas tenues de rechercher un emploi, soit parce qu’elles sont en formation (D), soit parce qu’elles ont déjà un emploi (E). Ces dernières souhaitent bénéficier des services et du soutien des conseillers France Travail pour trouver leur nouvelle voie. Sont aussi classés en E les autoentrepreneurs qui lancent leur activité tout en percevant leurs indemnités chômage.

En chiffres
Dans la Vienne, 45 061 personnes étaient inscrites à France Travail au 3e trimestre 2025. Un tiers (15 930) n’avait pas du tout travaillé (A), un autre tiers (15 960) avait exercé une activité à temps partiel (B et C). Les catégories F et G représentaient 8 621 demandeurs d’emploi. 4 550 n’étaient pas tenus de chercher un emploi (D et E).

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