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Les années passent et la magie opère toujours. Magistral remet le couvert vendredi et samedi pour la sixième année consécutive avec une motivation intacte. « A l’heure où l’avenir est par définition incertain et où celui du spectacle vivant l’est peut-être plus encore, le festival joue le rôle du lapin blanc d’Alice au pays des merveilles : il entrouvre une porte vers un monde où l’impossible devient possible », veut croire Damien Fallon, président de l’association. Retrouver son âme d’enfant, cela signifie poser son portable pendant deux heures et laisser les artistes crever l’écran et vous éblouir, au sens figuré du terme bien sûr.
Maurice Douda a imaginé une 6e édition sous le signe de la nouveauté. « Magistral fait son cabaret, sans les plumes, les strass et les filles aux seins nus !, précise le directeur artistique. On parle souvent de cartes, de grande illusion, de mentalisme, moins des arts annexes de la magie. » Outre Pascal Faidy (mentalisme) et Mag Marin (grandes illusions), le gala de vendredi et samedi (20h30) mettra en scène quatre artistes jamais vus à Magistral. A commencer par Christian Gabriel et Freddy, dont le numéro de ventriloquie promet un maximum de tendresse et quelques éclats de rire aux spectateurs. Roys Neves donne, lui, dans le speed painting. L’Espagnol vu dans Le Plus grand cabaret du monde est capable de peindre des toiles géantes à la vitesse de l’éclair, dans une chorégraphie scénique et musicale bluffante.
Considérée comme une « magicienne de la mode et de la voix », Nathalie Romier excelle dans l’art du quick-change, sur fond d’hommage aux plus grandes icônes de la chanson française. Petit Monsieur promet, au contraire, un numéro muet mais pas dénué de sens. Derrière un physique de cadre intermédiaire d’une PME, Ivan Chary « fait lever une salle avec une simple toile de tente », assure Maurice Douda. Charge au magicien poitevin d’ajouter du liant dans la soirée, au côté de l’animateur radio Antoine Plouzennec.
Magistral ne se contente pas des deux galas, mais offre aussi au jeune public sa part de rêve. Rendez-vous samedi, à 16h30, avec L’Odyssée du capitaine Anaël, un « voyage interactif où la fantaisie se met au service de l’imaginaire et de la découverte des mystères marins ». Les familles ont rendez-vous dimanche avec Phil Keller et Rebecca, un duo détonant sur fond d’anniversaire loufoque. Entre le magicien et son assistante, rien ne va vraiment se passer comme prévu… Au total, près de 1 600 personnes sont attendues sur les trois jours.
Infos sur festival-magistral.fr, billetterie sur billetweb.fr/magistral-2026. Tarifs : 30€ (réduit), 35€ (habitants de Vouneuil-sous-Biard) et 40€ pour le gala, de 10 à 20€ pour les spectacles enfants et familles.
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mercredi 21 octobre