Elle a transformé sa cheminée en poêle

Remplacer sa cheminée à foyer fermé par un poêle à bois ? C’est non seulement possible, mais également de plus en plus fréquent dans les maisons en manque d’espace et de rendement thermique digne de ce nom. Valérie a sauté le pas il y a trois ans. Et elle ne le regrette pas.

Le7.info

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L’an prochain, Valérie B.(*) fêtera trente ans de présence dans sa belle maison de Vouneuil-sous-Biard. Et dix de plus d’existence de cette bâtisse sortie de terre au milieu des années 80. « Quand je l’ai achetée, la cheminée avait déjà été installée sur le mur d’un salon lui-même venu remplacer la cuisine des origines, rappelle la travailleuse indépendante. Jusqu’en 2023, le foyer fermé a fonctionné à plein pour chauffer la quasi-totalité de la maison. » Et engendrer, hélas aussi, des dépenses en bois rapidement devenues puits sans fond.

En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, la propriétaire a franchi le Rubicon, convaincue, par les conseils de son entourage et quelques saines lectures, de l’intérêt d’installer un poêle à bois en lieu et place de sa vieille cheminée fumante. « J’ai fait appel à une boîte poitevine, Invicta, rappelle la propriétaire, et je peux dire que la transformation s’est opérée en deux temps trois mouvements. Je n’ai pas le souvenir que cela ait duré plus d’une demi-journée. »

Une demi-journée à deux pour déposer la cheminée et sa hotte en maçonnerie, retirer le bloc de fonte du foyer, faire remonter, à la verticale, le tubage en acier inoxydable du poêle par le conduit existant jusqu’au toit, connecter la prise d’air frais au poêle, poser un placo® pour colmater les stigmates laissés au mur par l’ancienne cheminée et puis... « Et puis une seconde plaque de plâtre, plus petite mais plus épaisse, au plafond, pour cacher une excroissance du conduit d’origine », rappelle Valérie, avant d’ajouter : « Ah si, j’allais oublier. Les ouvriers ont aussi percé le mur donnant sur l’extérieur, pour y intégrer un aérateur. C’est obligatoire. »

Rapide retour sur investissement

Rien de plus. Valérie a elle-même peint à son goût le Placo® posé, au mur et au plafond. Quant au sol, l’entreprise sollicitée l’a laissé tel quel. « Dans ce type d’intervention, il est courant que l’on effectue un peu de maçonnerie, au moins un ragréage, poursuit la Vouneuilloise. Moi-même j’avais acheté une plaque de métal, en prévision, pour assurer stabilité et solidité au support. En fait, je n’ai pas eu à l’utiliser. Une fois déposée, la cheminée a en effet laissé entrevoir un carrelage en parfait état. Même pas un éclat. Il n’avait pas bougé pendant plus de trente ans. »

Voilà donc trois hivers que Valérie profite à plein de son poêle à bois comme unique source de chauffage de sa maison. « Les convecteurs, sourit-elle, je ne les allume qu’en de rares occasions, et encore, que celui de la chambre du fond. Parce que mon petit poêle, il fait des merveilles. » Deux fois plus efficient que son ancien foyer fermé, tout en étant deux fois moins consommateur en bûches de 50cm. Qui dit mieux ? « Le coût de départ, conclut Valérie, est certes élevé, et encore, moi, j’ai bénéficié de MaPrimeRénov’, mais le retour sur investissement (ndlr : 3 700€ hors prime) devrait être rapide. Le jeu en vaut vraiment la chandelle. » A l’évidence, le feu aussi !

(*)Le prénom a été modifié à sa demande.

Bois ou pellets ?

Troquer sa cheminée contre un poêle, OK ! Mais quel type de poêle ? Et surtout, quel type de combustible choisir ? Vous vous attendiez à une réponse de Normand ? Vous l’aurez ! Ça dépend de l’usage que vous aurez de votre équipement, ma bonne dame.

Quand l’un (le pellet) privilégie le confort moderne et les atouts de la programmation, l’autre mise sur l’esthétique de la flamme et la simplicité d’utilisation pour séduire.

AVANTAGE PELLET - En termes de performances énergétiques, les pellets sont reconnus un brin plus efficaces (85 à 95% de rendement) que les bûches (75 à 85%). Côté autonomie, le premier modèle de poêle utilise entre un sac et demi et trois sacs de 15kg par semaine selon les températures extérieures, le second est à alimenter régulièrement, tout au long de la journée, voire de la nuit. Le premier, enfin, bénéficie d’une programmation automatique, le second s’active manuellement.

AVANTAGE BOIS - Les poêles à bois sont « électriquement indépendants », puisque capables de fonctionner en cas de coupure de courant, ceux à pellets nécessitent l’installation à proximité d’une prise de 220V. Le souffle des seconds est léger, le bruit des premiers réduit au crépitement du bois. Et l’esthétique de la flamme ? Avantage à la bûche, productrice d’une flamme naturelle, chaleureuse et dansante, autrement captivante que l’effet « chalumeau » du foyer à pellets.

Le prix, enfin ? Entre 3 000 et 6 000€ (achat et pose) pour un équipement à pellets, 2 000 et 4 500€ pour du bois.

Un environnement à protéger

Le préalable à toute installation de poêle, à bois comme à pellets, est de vérifier si le mur arrière et le sol répondent aux normes d’incombustibilité et peuvent supporter le poids de l’équipement. L’isolation du mur avec un matériau incombustible (plaques de plâtre de type Placo Feu, panneaux de laine de roche surfacés aluminium, parement en briques ou en pierre) est indispensable. En outre, si le sol est en parquet ou en moquette, la pose d’une plaque de protection, en acier ou en verre trempé, s’impose également.

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