La douche s’affranchit progressivement du simple rôle fonctionnel endossé naguère pour devenir une pièce maîtresse du bien-être et de la décoration intérieure. La salle de bain privilégie ainsi l’esprit « spa à domicile », l’authenticité des matières et des formes enveloppantes.
Longtemps cantonné à un usage strictement hygiénique, l’espace douche s’est métamorphosé. Il s’affirme désormais comme un havre de confort personnalisé, épuré, écologique et esthétique. Le modernisme se caractérise avant tout par la fluidité visuelle et la continuité de l’espace. A ce titre, la douche à l’italienne demeure un incontournable. Notamment en version XXL (on parle de mode « walk-in »), quand la superficie de la salle de bain s’y prête. De plain-pied (en grès cérame, ardoise, béton ou pierre naturelle), elle s’ouvre généreusement sur la pièce, garantissant une excellente accessibilité à long terme.
Si les grandes parois en verre transparent s’avèrent elles aussi idoines pour maximiser la diffusion de la lumière, elles doivent composer avec la concurrence des verres striés ou fumés, appréciés pour leur aptitude à préserver l’intimité, tout en apportant une touche architecturale à la structure. « Ce verre est souvent sérigraphié, précise Nicolas Tridémy, expert des Maîtres du Bain, à Chasseneuil-du-Poitou. Il arrive assez fréquemment, aussi, qu’on associe ces parois à de petits murets de faïence en soubassement. »
Les murs tombent dans le panneau
La faïence en question est un autre indémodable de la salle de bain. Principal effet de la modernité : elle se présente désormais sous la forme de grands panneaux d’imitation en composite/PVC -ou de dalles géantes de grès cérame !-, applicables au mur directement, d’un seul tenant ou en deux blocs, sur de la maçonnerie ou même un vieux carrelage. Du PVC plein, idéal pour les petits budgets, à la solution phare et haut de gamme du composite aluminium, en passant par le stratifié haute pression et ses imitations de bois strié, pierre naturelle ou béton, ou la résine synthétique, au rendu luxueux proche du verre, toutes les déclinaisons sont possibles. « Quel que soit le revêtement choisi, le panneau est LE socle commun à la construction ou à la rénovation de toutes les salles de bain d’aujourd’hui », confirme Nicolas Tridémy.
Si la robinetterie, enfin, s’émancipe quelque peu en multipliant les effets (noir mat, cuivre brossé, bronze, gunmetal...), les préférences vont de plus en plus à l’encastrement. Sécurité, discrétion et cachet garantis !
L’économie avant tout
On ne le sait que trop : l’économie d’eau chaude a un impact direct sur notre consommation de gaz et d’électricité. Forts de cette conviction, les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour permettre aux utilisateurs de douche de diviser par deux leur consommation d’eau, sans rien perdre du (ré)confort recherché.
Sans doute connaissez-vous déjà le principe des régulateurs et limiteurs de débit, des interrupteurs « stop-douche » qui permettent de couper l’eau pendant qu’on se savonne et de la relancer exactement à la même température. Découvrez maintenant, si ce n’est déjà fait, les pommeaux hydro-économes. La vocation première de ces « douchettes à économie d’eau » ? Réduire le débit à 6 à 8l/min (contre 12 à 18l/min pour un modèle classique), grâce à un système mélangeant de l’air à l’eau. L’air, aspiré par de petites ouvertures latérales sur le pommeau, forme des gouttes qui assurent au-delà un jet volumineux, agréable et enveloppant. Le tout en préservant la ressource en eau. Ingénieux, non ?
Le thermostatique, de son côté, permet de régler la température au degré près instantanément. Disposant généralement d’un bouton de blocage de sécurité et/ou d’économie (avec butée à 38°C et limiteur de débit), il évite de laisser couler l’eau inutilement le temps de trouver la bonne température. Objectif avoué : jusqu’à cinq litres économisés par douche.
Dernier équipement haut de gamme celui-là : des systèmes de récupération des eaux grises et de recyclage en circuit fermé filtrent et désinfectent l’eau en temps réel pendant la douche pour la réutiliser en continu. Consommation réduite jusqu’à 90% !
Le spa à la maison
Ciel de pluie multi-jets, jets de massage latéraux, jeux de lumière et haut-parleurs intégrés, diffuseurs d’huiles essentielles, douchettes cascade, buses de massage orientables... C’est le spa à la maison ! Le tout potentiellement contrôlé par des modules numériques ou thermostatiques à mémoire de température qui font entrer la douche dans une nouvelle ère de « confort digitalisé ». Que diriez-vous encore de goûter aux vertus « embaumantes » de l’aromathérapie ou aux brumes chaudes d’un hammam revisité ? A découvrir, sans modération...