Type d’appareil, technologie du froid, volume utile, consommation énergétique... Sur quels critères de référence vous appuierez-vous pour acheter le réfrigérateur qui conviendra à vos envies et à vos besoins ? Selon la taille du foyer, la configuration de la cuisine, les habitudes alimentaires, le budget, vous aurez l’embarras du choix. La preuve par le menu.
Du volume en plus
100... C’est, en litres, le minimum de volume utile recommandé pour une utilisation du « frigo » par une personne seule. On peut même aller jusqu’à 150 litres pour être certain de satisfaire ses propres exigences. Les spécialistes recommandent d’accroître ce volume utile de 50 litres par personne supplémentaire : 200-250 litres pour un couple, jusqu’à 300 pour une famille de trois à quatre personnes, au-delà de 300 pour cinq personnes et plus. Il va sans dire que ces chiffres ne concernent que le réfrigérateur.
Un congélateur associé nécessiterait un calcul au prorata : de 30 à 50 litres pour une personne seule à 100 litres pour cinq personnes et plus. CQFD !
Du simple au double
De toutes les options possibles, celle-ci est la plus souvent retenue. Les « bahuts » à porte unique ou double porte, avec réfrigérateur en partie haute, congélateur en partie basse, conviennent à la majorité. Si vous disposez déjà d’un grand congélateur autonome, peut-être saurez-vous vous contenter d’un bloc en hauteur uniquement dédié à la réfrigération. N’hésitez pas, si vous le pouvez, à privilégier l’encastrable. Discrétion et élégance assurées dans une cuisine équipée !...
Aux familles nombreuses les gros « garde-manger ». Très spacieux (plus de 500 litres), souvent équipés d’un distributeur d’eau et de glaçons, les modèles américains -ou multi-portes- sont le top du top. Par définition, cependant, ces grands volumes sont particulièrement encombrants. Et plutôt gourmands en énergie.
Statique, dynamique ou ventilé
Selon l’usage que vous aurez de votre réfrigérateur, vous opterez pour une technologie du froid plutôt que pour une autre. Economique, le froid statique privilégie la libre circulation de l’air à l’intérieur de l’équipement. Bien que créateur de givre, il a le grand mérite de ne pas dessécher les aliments. Dotés d’un ventilateur, les modèles de froid « dynamique » génèrent une température uniforme, qui facilite la conservation des aliments dans la durée. Le froid ventilé du « no frost » est LE compromis idéal. Non seulement l’air sec injecté assure une température stable, mais en plus, il empêche la formation de givre. Adieu les corvées. Seul hic, une consommation un peu supérieure aux deux autres versions.
Silence, il tourne !
Depuis le réétalonnage des étiquettes énergie européennes, les appareils classés B, C ou D sont déjà très performants. Un appareil A est rare et plus cher à l’achat, mais très rentable à long terme. Pour réduire l’impact des nuisances sonores, privilégiez les équipements à émissions inférieures à 38 décibels, surtout si votre cuisine est ouverte sur le séjour ou la salle à manger. En outre, vérifiez la température de la pièce où sera placé l’appareil (ex. la classe N convient pour 16°C à 32°C ; la classe SN-T couvre de 10°C à 43°C, idéale si l’appareil est dans un garage ou une buanderie non chauffée).
Accro au congélo ?
Vous avez la chance d’avoir une grande maison, de nombreuses bouches à nourrir, des nuées d’amis à recevoir ? Sans doute la partie congélateur de votre réfrigérateur ne suffit-elle plus à satisfaire vos besoins et vos exigences. Le congélo solo s’impose. Mais sous quelle forme ? Le coffre bien campé au sol, éventuellement doté de roulettes ? Ou l’armoire monolithique façon frigo ? Les deux ont, par définition, leurs avantages et leurs inconvénients. Au coffre-bahut à ouverture vers le haut le crédit du volume utile extra-large, la capacité à accueillir de grandes pièces de barbaque et des pertes de calories moins importantes à l’ouverture. A son débit, un fort encombrement au sol et l’inaccessibilité des produits du fond lorsque la « bête » est remplie jusqu’aux oreilles.
L’armoire, elle, est reconnue et appréciée pour sa faible emprise au sol et, surtout, les facilités de rangement, en compartiments ou dans des tiroirs, qu’elle propose. A l’inverse, on regrettera qu’à taille égale, la capacité utile de cette armoire soit inférieure à celle de sa « consœur », mathématiquement réduite par la présence des bacs de rangement et de leurs cloisons. L’emprise au sol des deux modèles les prédestine davantage à une implantation dans la cuisine ou l’arrière-cuisine pour l’armoire, au garage ou à la cave pour le coffre.
Bon à savoir
On n’y pense pas assez, mais la présence ou non de bacs avec contrôle d’humidité ou de compartiments à 0°C pour la conservation des viandes et poissons frais peut être un vrai déclencheur d’achat. Vérifiez également que l’équipement que vous couvez de vos attentions possède une alarme de porte ouverte. Conseil plus « terre à terre » : avant de vous lancer dans l’achat, pensez à mesurer l’emplacement prévu pour l’accueil du réfrigérateur (hauteur, largeur et profondeur), mais aussi l’accès à la pièce (largeur des portes, couloirs et escaliers) pour la livraison !