Aujourd'hui
Comment se passent ces premières semaines de mandat avec vos homologues, notamment Anne-Florence Bourat ?
« Les relations avec l'ensemble des maires sont bonnes. Dans mon programme, élaboré après six réunions de travail, j’ai acté la création d’une conférence des maires comme organe délibérant avec une nouveauté, un maire égale une voix. Avec la maire de Châtellerault,
1re vice-présidente à l’Economie, nous faisons un point toutes les semaines. Il faut rappeler que les services (hors cabinet, ndlr) restent mutualisés parce que c’est plus efficient économiquement et que les agents fonctionnent bien sur les deux collectivités. »
Cette conférence des maires n’entérine-t-elle pas un certain déséquilibre au profit de la ruralité ?
« Je ne le pense pas. Il s’agit juste d’une gouvernance différente. Tous les gros investissements se feront forcément à 95% sur la ville-centre parce que c'est là qu'il y a les équipements sportifs, culturels, les grosses entreprises… Mais il faut rappeler que
la ruralité représente 50 000 habitants contre 31 000 à
Châtellerault. »
Le nouvel organe a acté la semaine dernière la fin du financement du Gravel Fever(*) à Châtellerault. Pourquoi ce choix ?
« Quarante et un des quarante-cinq maires ont voté contre la reconduction du festival pour une raison simple. C’est un bel événement sportif, on ne le conteste pas, mais 2 000 à
2 500 spectateurs par édition pour 900 000€ de dépenses (250 000€ pour chaque édition, auxquels s’ajoute la mise à disposition du personnel, ndlr), cela fait quand même des sommes énormes. Ce n’est pas un événement populaire. Or, nous pensons que les gens ont besoin de se rassembler autour d’un événement populaire, fédérateur. Nous y réfléchissons pour 2027. »
Vous souhaitez créer une fondation qui permettrait de financer des projets dans des communes. De quoi s’agit-il exactement ?
« J’ai confié ce projet à Thomas Baudin et Valérie Barbot (respectivement vice-président en charge notamment du Mécénat et conseillère communautaire, ndlr) ils y travaillent en lien avec les services juridiques. L’idée de cette fondation est d’impliquer les entreprises du Grand Châtellerault, dans le cadre de la RSE (Responsabilité sociale des entreprises), qu’elles puissent abonder un fonds au bénéfice de toutes les communes sur des projets associatifs, culturels, sportifs, patrimoniaux. Il faut que nous mettions en avant la marque Grand Châtellerault, nous devons en être les VRP. »
Quid du rapprochement avec le maire de Poitiers, que vous avez rencontré le lendemain de son élection à la tête de Grand Poitiers ?
« Nous sommes deux élus d’une « nouvelle » génération. Je tiens à ce qu’on se parle, qu’on fasse des choses ensemble sur des sujets tels que les mobilités, l’enfouissement des déchets, un projet porté par l’ancienne municipalité, l’attractivité économique… »
Et avec Alain Rousset, des contacts ont-ils été pris ?
« Alain Rousset viendra fin juin pour l’inauguration de Bimbo QSR. Je le connais bien, j’ai été élu régional pendant deux mandats. Je veux travailler en parfaite intelligence avec lui, comme avec Alain Pichon, le président du Département. J’entends aussi faire jouer mes contacts dans les ministères à Paris. Le réseau, ce n’est pas malsain, au contraire ! »
(*)La 4e édition aurait dû avoir lieu du 23 au 25 octobre 2026. La manche finale de la Coupe de France de la spécialité était au programme.
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