Aujourd'hui
Les réserves agricoles
« C'est un sujet dont je sais qu'il est particulièrement sensible, mais ce n’est pas le jour (entretien réalisé mercredi dernier, ndlr) de rentrer dans les détails. Je vais travailler avec les services, aller à l'écoute de ceux qui sont impliqués dans le dossier pour essayer de trouver un chemin et répondre à cette problématique. Il y a deux mondes qui ne se parlent pas, mais à un moment ou à un autre, il faut qu'on trouve les bonnes solutions pour tout le monde. J’ai été en poste dans des départements agricoles (Aveyron, Eure, ndlr), donc j'ai cette sensibilité-là. Et puis il y a quand même des principes de réalité, il faut anticiper les choses. On a à la fois des enjeux de souveraineté alimentaire et de ressources en eau. »
Le dialogue avec
Bassines non merci
« S'ils veulent dialoguer, pas de problème. Mais si c'est pour venir m'expliquer que c'est comme ça, pas autrement, on n’avancera pas. A un moment donné, il faut qu'on trouve le moyen d'avancer de manière sereine. Deux radicalités qui s'affrontent, ça n'a jamais été très fertile. »
Sa vision
« J’ai une vision du rôle de l'Etat local que j'ai affermi au fur et à mesure de mes affectations. Un Etat qui doit être partenaire des collectivités, des acteurs socio-économiques pour mettre en œuvre des politiques publiques adaptées au terrain. Un état facilitateur, c'est souvent ce que je dis parce qu'il y a des projets qui doivent émerger. Maintenant, la première mission, pour moi, qui est éminemment régalienne, c’est celle de la sécurité, de la protection des personnes et des biens. »
Une mesure
« Dans l’Aveyron et dans l’Eure, juste avant mon départ, j'ai mis en place une convention santé- sécurité-justice avec un double objectif : veiller à la sécurité des professionnels de santé qui sont au contact de la population, des frustrations, des difficultés, et qui ont parfois eux-mêmes des problèmes de santé, mais sont aussi des détecteurs extrêmement importants, des violences intrafamiliales. La loi ayant évolué, il y a une possibilité, sous certaines conditions, de rompre le secret médical lorsqu'il y a une forme de danger. »
Son style
« J’aborde mes fonctions avec humilité et détermination. Je vais m'attacher à découvrir rapidement le territoire.
J'ai déjà un certain nombre de déplacements prévus. Je vais sur le terrain pour en revenir plus intelligent. »
La proximité
(son prédécesseur a distribué
2 000 cartes de visite en dix-huit mois, ndlr). « Je ne ferai pas la même chose. Chacun a sa méthode. Ce n’est pas que je ne serai pas accessible mais pas forcément avec mon numéro de portable. »
« Le bon sens »
« En Aveyron, il y a une expression en occitan, le « biaïs », le bon sens. C'est aussi une ligne de conduite. Dans beaucoup de domaines, il faut qu'on fasse preuve de bon sens. On arrive à mieux avancer. »
À lire aussi ...