Cédric Enard : « Tombés sur plus fort »

Balayés en finale 
par Montpellier 
(0-3, 3-0), l’Alterna SPVB est vice-champion de France une deuxième année consécutive. 
« Une performance à ne pas sous-estimer », assure le manager du club, Cédric Enard, déjà tourné vers la suite.

Arnault Varanne

Le7.info

La finale
« On est tombés sur plus fort, c’est une évidence et il ne faut pas se voiler la face. Montpellier a annoncé jouer le titre avant le début de la saison et ils n’ont laissé que quelques miettes en play-offs avec un effectif expérimenté et le budget qui va avec. »

Des regrets ?
« On aurait pu faire mieux quand même. Le match dans le match entre les deux passeurs a été remporté par Matías Sánchez. Ils ont de l’expérience avec un champion olympique, de la stabilité partout. De notre côté, on aurait dû mettre un peu plus de folie pour les faire un peu plus douter. Notre qualité de service n’a pas été mauvaise, mais on a pris des risques qui n’ont pas été payants. »

La « faute » de Dan Lewis ?
« Ce qu’a voulu dire Dan (sur Bein Sport, ndlr), c’est qu’il a laissé passer des choses aux joueurs sur des exigences parce que certains ne prenaient pas ses remarques de manière constructive. Il n’a pas insisté comme il aurait voulu le faire. Il sera encore plus exigeant l’année prochaine. Tu te rends compte que quand tu arrives sur des moments décisifs, comme une finale de play-offs, l'exigence mise à l’entraînement toute l’année peut faire la différence. Je préfère qu’un joueur soit frustré à l’entraînement plutôt qu’en match, surtout une finale. »

Du positif, malgré tout
« Il ne faut pas tout jeter, c'est clair. On remet quand même le club tout en haut de l'affiche avec une finale deux années de suite. L’année dernière, les mauvaises langues avaient fait un raccourci en disant que le résultat était dû à l’arrivée de Mujanovic. Là, il n’y a pas eu de joker, c'est tout un groupe, tout un club qui a travaillé toute l'année. Le club dans son ensemble est en train de grandir. On s’est régalés cette année à Lawson-Body avec un boulot monstrueux des salariés, des bénévoles. Maintenant, une finale c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. »

Un budget à renforcer

« Il faut que le club continue à se structurer. Cela passe par un budget plus élevé, c’est sûr, avec des capacités supplémentaires pour accueillir nos partenaires, ce merveilleux public. L’exigence, il faut qu’elle soit à tous les niveaux. La rénovation de Lawson-Body ? On travaille avec la collectivité pour trouver des solutions. On a besoin d’une nouvelle structure pour l’accueil des VIP. Nous voudrions aussi développer l'accueil de nos supporters, qu'on puisse faire de Lawson-Body un lieu de vie, de partage avec une Bodega ouverte avant et après le match. Ça devient urgent parce qu’un club comme Montpellier est structuré et puissant économiquement, Tourcoing est en train d'avancer avec une enceinte toute rénovée et moderne, Sète développe sa nouvelle salle, Cannes a la sienne avec un investisseur australien qui a des projets... »

Avec quelle équipe ?
« L’idée, dans le recrutement, est de donner de la continuité à un groupe qui vient de performer cette saison. Mais nous rentrerons dans les détails un petit peu plus tard. Garder Magnin et Pujol ?
Je ne sais pas… »

CEV ou Ligue des champions ?
« Nous jouerons la CEV, la Ligue a décidé que Montpellier (champion, ndlr) et Tours 
(1er de la saison régulière, ndlr) disputeraient la Ligue des champions. Cela a été annoncé avant la finale du championnat, on est à la limite du sérieux. Bien sûr que la Ligue des champions nous aurait posé des problèmes logistiques parce que Lawson-Body n’aurait pas été homologuée. Mais il ne faut pas faire la fine bouche quand ces occasions se présentent. Peut-être que la Ligue changera encore le règlement l’année prochaine pour favoriser telle ou telle équipe… »

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