Aujourd'hui
Il est prévu que l'acte de sensibilisation fasse son œuvre pendant quatre bonnes heures, mardi 19 mai au matin dans la galerie marchande d’Auchan Poitiers-Sud. Les équipes du Dr Benoît Lequeux, responsable du centre de référence en hypertension artérielle (HTA) du CHU de Poitiers, seront à pied d'œuvre pour rappeler -ou apprendre- aux passants combien la prévention est devenue un enjeu de santé publique. Si elle demeure la pathologie chronique la plus répandue dans l'Hexagone, l'HTA est en effet l'une des plus sournoises, car invisible et le plus souvent asymptomatique. Ainsi, 50% des personnes supposément victimes ne sauraient pas qu'elles en souffrent. Face à cette « ignorance », le CHU se fait fort, dans le cadre de la Journée mondiale de l'hypertension, d'éveiller les consciences aux effets dévastateurs d'une maladie non repérée et, au-delà, non maîtrisée. « Comme pour toute maladie chronique, le traitement de l'HTA s'effectue à vie, explique Benoît Lequeux. Sauf dans certains cas « secondaires », pour lesquels on parvient à trouver et soigner les troubles ou affections responsables. »
Se traduisant par l'augmentation persistante de la pression sanguine dans les artères, l'HTA est dite « secondaire » lorsqu'elle est révélée par d'autres pathologies « sous-jacentes », rénales, endocriniennes, vasculaires... qu'une prise en charge pluridisciplinaire peut contribuer à traiter. L'autre forme d'HTA, la plus fréquente puisque touchant 90% des malades, est dite « essentielle » ou « primaire ». Son apparition est liée à des facteurs génétiques et/ou à des modes de vie « à risque », tels que déséquilibre alimentaire, consommation excessive de sel (on ne recommande pas plus de 5 à 6g par jour) et d'alcool, sédentarité, stress... « Si elle n'est pas dépistée et même stabilisée dans le temps, elle peut avoir des conséquences graves sur le cœur lui-même, le cerveau, les reins, les yeux, poursuit le cardiologue. La stabilisation est une notion fondamentale, qui repose sur des prises de tension régulières, un traitement médicamenteux strict, des mesures hygiéno-diététiques durables, comme le rééquilibrage alimentaire et l'activité physique. Hélas, on estime qu'aujourd'hui, sur les 8 ou 9 millions d'hypertendus diagnostiqués en France, la moitié n'est pas stabilisée. »
Animation le mardi 19 mai, de 9h à 13h, dans la galerie commerciale Aushopping de Poitiers-Sud.
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