Dauby et Willis font plier La Rochelle

Dans une Arena Futuroscope garnie de 4 945 spectateurs, le PB86 a prolongé sa belle série en s'imposant face à La Rochelle (89-85) lors de la 7ᵉ journée d'Élite 2. Une sixième victoire consécutive toutes compétitions confondues acquise au terme d'un derby accroché, où Christopher Dauby et Keaston Willis ont particulièrement brillé.

Pierre Bujeau

Le7.info

L'Arena avait revêtu ses habits de gala pour ce derby néo-aquitain. A l'approche du 40e anniversaire du Futuroscope, les Poitevins ont notamment étrenné un maillot spécialement conçu pour l'occasion. Dans les tribunes, le public avait répondu présent pour assister à une rencontre entre deux formations aux dynamiques bien différentes. D'un côté, des Rochelais en quête de rebond après cinq défaites consécutives et une infirmerie bien garnie avec trois absents. De l'autre, des Poitevins lancés sur une série de cinq succès toutes compétitions confondues et désireux de poursuivre leur marche en avant. C'est désormais chose faite ! 

Performances individuelles

Mais les hommes d'Andy Thornton-Jones ont dû s'employer. Et ils ont rapidement trouvé leur homme providentiel en la personne de Christopher Dauby. Avec 27 points, dont 8 tirs primés réussis sur 15 tentatives, il a signé la meilleure performance offensive de sa carrière en Elite 2, effaçant son précédent record de 24 points établi face à Aix-Maurienne en novembre 2025. Il a également établi sa meilleure performance personnelle à trois points. Entré en jeu avec une certaine réussite, l'ancien joueur de Quimper a immédiatement pris ses responsabilités derrière l'arc. A trois points, en extension ou après avoir retrouvé ses appuis, il a marché sur l’eau. Avec 14 unités inscrites dès la première période, Dauby a longtemps permis aux siens de rester au contact d'une équipe rochelaise particulièrement adroite. Si les Rochelais peuvent nourrir légitimement des regrets, ils pourront aussi se satisfaire de la performance XXL de deux hommes, eux aussi providentiels. Jimmy Boeheim a été de tous les coups, l'Américain émarge à 23 points et 21 d’évaluation, tandis que son voisin Canadien, Gilyard lui pointe à 24 points et 25 d’évaluation 

Car si Dauby a porté les siens en première mi-temps, Keaston Willis (28pts, 5rbds, 3pds) n'a pas tardé à se mettre au diapason. L'Américain a progressivement pris de l'épaisseur dans le jeu poitevin, aussi bien par sa capacité à attaquer le cercle que par son adresse extérieure. Les deux formations se sont ainsi livrées à un véritable chassé-croisé. Menés à plusieurs reprises, les Poitevins ont trouvé les ressources pour revenir dans les derniers instants des deux premiers quart-temps, regagnant les vestiaires avec cinq longueurs d'avance (51-46). Le retour sur le parquet a toutefois changé la donne. Portés par un regain d'adresse, les Rochelais ont infligé un sérieux coup de froid à l'Arena. En quelques possessions, ils ont effacé leur retard pour reprendre les commandes. Menés 56-52, les visiteurs sont passés devant, profitant notamment des approximations poitevines. 

Douze points laissés en route

La différence s'est finalement jouée dans les détails. Et notamment sur la ligne des lancers francs. Avec seulement 17 réussites sur 29 tentatives, les joueurs de Germain Castano ont laissé douze points en route. Un déchet particulièrement coûteux au regard de l'écart final. A l'inverse, les Poitevins ont su exploiter les occasions qui se présentaient à eux pour rester dans le match. Alors que le score était encore à égalité (72-72), Christopher Dauby a continué son festival à longue distance dans le début du dernier quart-temps. Mais le dernier mot est revenu à Keaston Willis. Dans un money-time irrespirable, l'Américain a pris le match à son compte. Capable de se créer des espaces, de provoquer des fautes et de trouver le chemin du panier dans les moments décisifs, il a inscrit les points nécessaires pour maintenir son équipe devant. Après un nouveau panier pour porter le score à 86-83, les Rochelais ont eu une dernière occasion de revenir. Mais la tentative à trois points de Jimmy Boeheim n'a pas trouvé le cercle. L’Arena pouvait exulter à l’unission. Prochaine rencontre mardi à Levallois pour continuer la belle série. 

 

 

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