Dernière station avant Paris

Bien que l’accession à la Ligue A soit depuis longtemps acquise, le Stade poitevin ne relâche pas la pression. La double ou triple confrontation avec Nice, qui débute samedi soir à Lawson-Body, ne doit constituer qu’une étape vers la consécration d’une finale historique, le 9 mai, à Paris.

Nicolas Boursier

Le7.info

Les entraînements de la semaine ont conforté ses certitudes. Dans le secret de la confession, Brice Donat avoue sa fierté à diriger un « groupe investi et concentré ». Une gageure si l’on considère que le plus dur est derrière le Stade poitevin volley-beach, avec cette montée dans l’élite nationale, venue couronner un parcours exemplaire. « Beaucoup se seraient contentés de cette consécration, mais mes joueurs en veulent une autre et se donnent les moyens de l’obtenir. Un titre de champion de France de Ligue B, cela compte dans un palmarès. »


Plus motivés que jamais, les coéquipiers de Vincent Duhagon n’ont jamais relâché la pression, depuis la fin de la phase régulière. D’un bout à l’autre de l’effectif, aucun ne rechigne à la tâche, alors qu’une majorité sait que l’avenir du SPVB se dessinera sans eux. « Nous avons rencontré tous les joueurs, un par un, et leur avons dit que nous ne savions pas encore de quoi la prochaine saison serait faite, explique l’entraîneur. Certains vont nous quitter et en ont parfaitement conscience, mais je n’en vois pas un seul qui ne joue pas le jeu. »


L’incertitude pesant sur la configuration du groupe l’année prochaine tient surtout au budget dont disposera le club. Et là, on navigue en eaux troubles. « Certains chiffres nous ont été annoncés, mais ils ne correspondent pas vraiment à nos attentes, poursuit Donat. Si l’on en restait là, il deviendrait illusoire de penser que l’on puisse bâtir une équipe capable de faire bonne figure en Ligue A. »
 

Nice, dernier mauvais souvenir

Dans l’attente que ces « négociations » extra-sportives ne livrent leur verdict, les hommes de terrain, eux, martèlent leur entêtement à… ne pas se poser de questions. « Ils veulent retrouver Paris et l’ambiance d’une finale, un an après notre victoire en Coupe de France. Leur détermination est incroyable. La seule chose que je puis ajouter, c’est que Nice ne devra pas s’attendre à la moindre démobilisation de notre part. »


Car le Nice de Mladen kasic est la dernière formation capable de barrer la route de la Halle Carpentier aux All Blacks poitevins. Une formation battue à l’aller, sur la Côté d’Aur (1-3), mais victorieuse à Lawson-Body, il y a deux mois et demi, sur un sévère 3-0. « Cette équipe faisait partie des favoris pour l’accession et se retrouve à sa place en demi-finale, convient Brice Donat. Ce que je redoute le plus chez elle ? La qualité de sa réception et l’équilibre entre ses lignes. Elle possède en outre de très bons serveurs smashés. Si je devais ressortir une faille, je dirais qu’elle manque un peu de percussion et d’expérience en attaque, avec un jeune pointu qui fait ses gammes. »


S’il veut (re)voir la capitale, le Stade n’aura donc pas intérêt à rééditer sa faible prestation du 14 février. Un cadeau pour la Saint-Valentin, ça suffit !
 

Photo Seb Jawo

POITIERS - NICE
Demi-finale aller de Ligue B, samedi 20h à Lawson-Body.
Retour mardi à Nice. Match d’appui éventuel le samedi 2 mai à Lawson-Body.

Poitiers : Halilovic, Thaller, Sabljak, Lemaire, Brizola, Demirovic, Duhagon (cap.), S. Ngapeth, Dubreuil, Krolis. Libéros : Hébert, Korovianskyi.
Nice : Corre, Suc, Bruckert, Bourdon, Nenchev, Bersani Da Costa, Mitrovic, Falafala, Callegaro Raguzzoni. Libero : Berrios.

 

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