Aujourd'hui
Le sommeil, un pilier de la performance
Kinésithérapeute à Poitiers, Jean Fleuret vous aide à optimiser vos performances en course à pied.
Un « drôle », « barrer la porte », une « since »… Les expressions du Poitou sont parfois difficiles à comprendre pour ceux qui s’aventurent dans la région. Certaines d’entre elles prennent leurs racines dans le poitevin-saintongeais (ou parlanjhe), « une langue d’oïl (du nord de la France) très proche du français et de l’occitan », indique Marianne Vergez-Couret, maître de conférence en linguistique à l’université de Poitiers. S’il est difficile de connaître le nombre de locuteurs, les spécialistes s’accordent à dire qu’il y en a de moins en moins. « La langue n’est plus beaucoup transmise au sein des familles et les formations sont rares. Aujourd’hui, le profil type d’un locuteur de poitevin-saintongeais est un homme d’environ 60 ans vivant en milieu rural. »
Considérée à tort comme un patois, la langue peine à séduire. L’université de Poitiers tente donc de remettre à l’honneur ce bout de patrimoine culturel. « Il existe un club de langues régionales qui regroupe une vingtaine de personnes âgées entre 50 et 70 ans mais aussi quelques étudiants. » Côté formation, deux unités d’enseignement (UE) sont consacrées aux langues régionales. La première est destinée aux étudiants de lettres et langues et se décline sur trois ans. Il s’agit d’une option choisie dans le cadre de l’UE 5 « Enseignement transversal de langue vivante ». La seconde est ouverte à tous les étudiants et se concentre plus sur la culture. Elle s’intitule « Langues et cultures régionales en Poitou-Saintonge et en Pays d’Oc » et est très prisée. Le diplôme d’université (DU) consacré aux langues régionales, lui, a fait son grand retour il y a deux ans. En partenariat avec l’Union pour la culture populaire en Poitou-Charentes (UPCP Métive), la formation reste fragile. Pourtant, les langues régionales sont tendance. De nombreux DU leur sont consacrés. Il ne reste désormais plus qu’à convaincre un maximum de Poitevins !
À lire aussi ...
Aujourd'hui
Kinésithérapeute à Poitiers, Jean Fleuret vous aide à optimiser vos performances en course à pied.
Aujourd'hui
Gabrielle de Tournemire. 28 ans. Réalise une thèse à l’université de Poitiers sur la question du pronom « nous » dans la littérature contemporaine. Autrice du très remarqué Des enfants uniques, récompensé à la rentrée 2025. Signe particulier : se sent « privilégiée ».