Janvier est synonyme de rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale. L’occasion pour la députée Écologiste et social de la 1re circonscription de la Vienne Lisa Belluco de dresser un bilan de l’année 2025 et de se projeter.
Alors que les débats sur le vote du budget reprennent ce mardi, la position de Lisa Belluco est claire. « Il est impossible pour nous de voter un budget aussi injuste et qui délaisse autant la transition écologique. » La députée de la 1re circonscription de la Vienne se dit « investie d’une grande responsabilité parlementaire » au moment où le Premier ministre Sébastien Lecornu fait planer la menace d’une dissolution et d’élections législatives anticipées. « Il faut s’y préparer dès maintenant même si je ne les désire pas. »
Le budget n’est pas le seul sujet à avoir cristallisé les tensions dans l’hémicycle. La crise agricole occupe encore les débats. La députée, qui à tenu à rappeler l’opposition constante des écologistes face aux traités de libre-échange comme le Mercosur, dénonce « une politique agricole tournée vers l'industrialisation au détriment de la santé des agriculteurs et de leurs enfants ». Celle qui déclare « ne vouloir laisser aucun agriculteur au bord du chemin » croit en un mouvement vertueux vers une agriculture plus écologique, accompagnée de mesures économiques.
« La loi la plus ambitieuse du monde »
L’ancienne adjointe à la maire de Poitiers se réjouit tout de même de victoires comme les mesures prises contre les polluants éternels (PFAS), qu’elle qualifie de « loi la plus ambitieuse du monde ». Les plus de deux millions de signatures obtenues sur la pétition contre la loi Duplomb « prouvent qu’on est dans le juste », selon l’élue.
Hormis l’agriculture, Lisa Belluco fait de la surexposition des enfants au numérique une préoccupation centrale. « On est en train de sacrifier des générations entières », déplore-t-elle. Un projet de loi visant à interdire tout dispositif numérique à l’école pour les enfants de moins de 10 ans sera déposé prochainement. Au-delà, elle entend consacrer 2026 aux combats nationaux, avec les Présidentielles en ligne de mire. « C’est l’année de la dernière chance pour construire une union de la gauche face à la montée de l'extrême droite. »
Sacha Berritane