A Poitiers, la campagne des élections municipales tourne beaucoup autour du renforcement des effectifs de la police municipale et de son armement. Ce que proposent les candidat(e)s sur le sujet plus large de la sécurité.
Abdelmajid Amzil,
J’aime Poitiers
La tête de liste du collectif citoyen J’aime Poitiers s’est peu exprimée sur les questions de sécurité pendant la campagne. Tout juste a-t-il indiqué lors du débat du 5 février « un désœuvrement qui crée de l’insécurité. Avant d’armer, essayons autre chose… La police municipale n’était pas présente dans les quartiers jusqu’il y a quelque temps. » Il évoque par ailleurs la nécessaire médiation et appelle à s’inspirer de l’exemple de… Châtellerault.
François Blanchard,
Poitiers ambitieuse
et solidaire
Il l’a annoncé le 6 janvier sur le plateau de Val de Loire TV. François Blanchard est favorable à l’armement de la police municipale. « Les policiers municipaux seront équipés d’armes dites intermédiaires type Taser et Flash-ball […] obligatoirement formés et entraînés pour cela. Ils seront également équipés de caméras piétons », indique le candidat socialiste dans son programme. Création d’une brigade nocturne, recrutement (45 policiers municipaux contre 30 en théorie aujourd’hui…) et extension de la vidéoprotection, « notamment aux entrées de ville », sont aussi parmi ses mesures.
Anthony Brottier,
Notre priorité, c’est vous !
Anthony Brottier propose de porter les effectifs de la police municipale de Poitiers à
40, « soit une dizaine d’agents supplémentaires ». « Ils doivent
pouvoir exercer leur mission de la meilleure des manières, nous voulons donc développer leurs équipements, que ce soit sur l’arme ou le pistolet électrique, avec la formation nécessaire obligatoire ».
Anthony Brottier que cet équipement pourra « garantir
la capacité de la municipalité à recruter », considérant que « les conditions de travail actuelles sont un frein ». Le développement de la vidéoprotection et la création d’un centre de supervision urbain complètent son projet.
Ludovic Gaillard,
Lutte ouvrière
Interrogé par nos confrères de La Nouvelle République-Centre Presse lors du débat entre les neuf candidats en lice, le 5 février, Ludovic Gaillard a préféré s’appesantir sur « l’appauvrissement des quartiers populaires à Poitiers, fumier sur lequel se développent tous les trafics divers et variés ». Pour lui, la sécurité passe avant tout par le changement de « cette société qui abîme les gens, les temps partiels imposés, les femmes au chômage… » « Ce qu’il faudrait pour s’en sortir, ce n’est certainement pas les politiques sécuritaires préconisées par les uns et les autres. »
Bertrand Geay,
Poitiers en commun
Pour lutter contre les incivilités, la tête de liste de Poitiers en commun -avec Hông-Liên Gravereau- privilégie « le renforcement des actions de proximité de la police municipale, par la présence d’éducateurs de prévention, le soutien à l’insertion socioéconomique et les initiatives sociales et culturelles ».
Bertrand Geay estime en revanche que « la lutte contre la délinquance et le narcotrafic est de la responsabilité de l’État, qui ne doit pas s’en défausser sur les municipalités ».
Léonore Moncond’huy,
Poitiers collectif
La maire sortante souhaite, demain, « conforter et diversifier les missions », de la police municipale notamment en mettant en place des référents écoles, en faisant respecter le 30km/h… « Sur la vidéosurveillance, nous porterons l’approche suivante : nous ne faisons pas des caméras la réponse première aux enjeux de sécurité », prévient Poitiers collectif. La création d’un centre de sécurité urbaine est en revanche à l’ordre du jour. Ce CSU aura vocation, entre autres, à « maîtriser des images de vidéosurveillance de l’espace public comme des bâtiments publics ».
Lucile Parnaudeau,
Un nouveau souffle
pour Poitiers
La candidate de la droite et du centre compte augmenter les effectifs de la police municipale pour « qu’elle atteigne a minima la moyenne nationale par habitant ». L’armement des agents, après formation et « sur la base du volontariat », fait aussi partie des mesures portées par Lucile Parnaudeau, tout comme la diversification de ses missions et le renforcement de la brigade canine. L’ancienne élue d’opposition entend également
« renforcer les liens avec la police nationale sur les interventions de tranquillité publique et de surveillance de nuit ».
Dolorès-Prost,
Liberté pour Poitiers
Parce que « la sécurité est la première des libertés », Dolorès Prost estime nécessaire la
« remise en lumière de la ville », en plus de « la formation, l’augmentation et l’armement des agents de la police municipale ».
La candidate de la droite extrême projette aussi, si elle est élue, de déployer de nouvelles caméras de vidéoprotection et de créer un centre de supervision urbaine.
Charles Rangheard,
Rassemblement national
Le candidat du RN à Poitiers veut armer la police municipale, il en fait une priorité, comme le recrutement de 20 nouveaux agents supplémentaires, le déploiement de 80 caméras de vidéosurveillance, la création de quatre bureaux de police de proximité et la mise en place d’une brigade canine de deux unités.