Pour une forêt en bonne santé

Il existe trois piliers indispensables à la gestion durable des forêts : la production de bois destiné aux entreprises et particuliers, l’accueil du grand public et la protection de la biodiversité. Des rappels utiles au lendemain de la journée internationale des forêts.

Le7.info

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La Journée internationale des forêts a eu lieu le 21 mars, l'occasion de s’intéresser aux massifs que le territoire abrite. Quelques chiffres pour planter le décor : la Vienne n'est pas un département très forestier, avec 17% de surfaces boisées contre 32% en moyenne dans l’Hexagone. Au total, 
120 000 hectares de forêts forment de multiples bosquets, en général de 10 à 12 hectares. La plus vaste reste la forêt de Moulière et ses 8 000 hectares, véritable poumon vert du département.

Pour le compte de l'Etat, des collectivités et des établissements publics français, l'Office national des forêts (ONF) gère les surfaces publiques. Dans la Vienne, elles représentent 
6% (soit environ 10 000 hectares), dont les principaux massifs domaniaux : Moulière, Vouillé, Saint-Sauvant, Mareuil et Châtellerault. « Aujourd'hui, toutes les forêts françaises sont des milieux naturels gérés, précise Guillaume Labarre, responsable de l’unité Vienne et Nord-Deux-Sèvres de l’ONF. La France a fait le choix d'une forêt multifonctionnelle, avec plusieurs enjeux à concilier. »

Concilier les usages

Premier enjeu : la production de bois. « La société a des besoins : chauffage, parquet, mobilier, tonnellerie... Autant s'approvisionner en bois local. Nous commercialisons le bois de la Vienne auprès de transformateurs locaux, installés notamment dans le Nord-Deux-Sèvres. » Chaque année, des programmes de coupes sont respectés. « Dans tous les cas, nous prélevons moins de bois que ce que la forêt produit. » Ces espaces doivent également conjuguer accueil du public et protection de la biodiversité. 
« Nous avons des parcelles en libre évolution, du bois mort laissé sur place pour favoriser la régénération des sols et le développement d'écosystèmes », 
ajoute Guillaume Labarre. En forêt de Moulière, à proximité de la réserve naturelle nationale du Pinail, une réserve biologique dirigée a été actée et devrait voir le jour.

Chaque ensemble bénéficie d'un aménagement spécifique, véritable feuille de route à vingt ans définissant la gestion et les actions à mener. « La forêt est bousculée par le changement climatique. La répétition des événements met les arbres en difficulté. Les cycles se raccourcissent alors même que l’évolution d’une forêt s’inscrit dans le long terme. » 
Des tests sont menés pour diversifier les essences et les provenances. « En plus du brassage génétique, nous intégrons de la diversité pour que demain il y ait toujours une forêt », conclut le responsable de l’ONF.

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