Guillaume et Adélaïde Blain se produiront samedi 18 avril à la médiathèque François-Mitterrand, à Poitiers. Le père et sa fille forment le duo Pictonky Tonk. Explications.

Arnault Varanne

Le7.info

Lui, 47 ans. Elle, 13 ans. Lui, guitariste chevronné et prof d’anglais en collège. Elle, collégienne au Jardin des plantes et violoniste de talent. Lui, fan de musique folk et de culture américaine. Elle, fan de son père et tout à sa joie de former à ses côtés le duo Pictonky Tonk. « J’ai commencé le violon à 6 ans et je me souviens que papa m’avait dit que je pourrais jouer avec lui plus tard… », 
ajoute Adélaïde Blain. Pari tenu ! Le 18 avril (16h), à la médiathèque François-Mitterrand, Guillaume et Ada ont rendez-vous avec « leur » public pour « un concert d’une heure avec une quinzaine de morceaux ». De honky-tonk, donc. De ? 


« C’est un style musical originaire du sud des Etats-Unis et né dans les années 30-40, précise Guillaume. Un « sous-genre » de country, mélange de piano, de steel guitar et de violon, dont les paroles sont souvent mélancoliques. « Le honky-tonk s’apparente à ces lieux de perdition où on boit de l’alcool. » Le guitariste, qui a vécu en Pennsylvanie pendant ses études, est tombé sous le charme de cette « musique du diable », brute, à la fois entraînante et entêtante. A son retour en France, ne s’estimant « pas légitime » pour jouer dans des bars, il a demandé une autorisation à la RATP histoire d'ambiancer le métro au son de la guitare et de l’harmonica. Tout seul dans un premier temps. Puis des compères musiciens l’ont rejoint pour former les Subway Cowboys. 


Effet waouh garanti

« On s’est produit plus de trois cents fois partout dans le monde, en Suisse, en Espagne, en Belgique et aux Etats-Unis », 
avance le mélomane. Avec « Ada », il ne se fixe aucune limite, si ce n’est celle de son emploi du temps d’adolescente membre de l’orchestre symphonique du conservatoire. Des bayous de la Louisiane aux montagnes Appalaches, le duo promet « une bonne humeur communicative. Du Toit du monde à La Loco, en passant par la brocante des Rocs, les Pictonky Tonk ont déjà arpégé leurs gammes au cours des derniers mois. Cinq à six dates sont à leur agenda d’ici l’été. 


« Ada comprend très bien la musique et, moi, j’aime raconter des histoires, on est assez complémentaires », sourit le paternel. Il n’hésite pas à laisser 
« Ada » agrémenter les morceaux de quelques solos de violon, provoquant à chaque fois 
« un effet waouh ». Rendez-vous le 18 avril !

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