Cycliste amateur, le Poitevin Jean-Joaquim Crassous pratique l’ultra-longue distance sur route ou en gravel avec, en ligne de mire, une participation à la randonnée Paris-Brest-Paris en août 2027.
La première fois, c’était un Cannes-Poitiers réalisé en moins de dix jours. La dernière, c’était ce week-end à l’occasion du Brevet randonneurs mondiaux (BRM) organisé par son club des Cyclotouristes poitevins : 600km d’une traite à vélo, même pas mal ! Jean-Joaquim Crassous a chopé le virus du vélo (très) longue distance il y a « cinq à six ans »
déjà. Et depuis, le webdesigner poitevin repousse les limites, ses propres limites. « A chaque fois, c’est un challenge personnel, il y a une notion de dépassement de soi très forte »,
relève-t-il.
Les longues heures sur la selle ne lui font plus peur, a priori parce qu’il a appris à gérer les paramètres : s’alimenter, s’hydrater, se reposer. Trois « essentiels » pour durer et avaler les kilomètres de bitume sans se mettre dans le rouge. « C’est hyper excitant de se rendre d’un point A à un point B à vélo ! Ce moyen de transport est très crédible », se persuade Jean-Joaquim. D’autant qu’au-delà des épreuves auxquelles il participe (la Gravienne, la Vélocio…), Jean-Joaquim profite de la pause estivale pour s’échapper à vélo avec des amis. L’Irlande, en 2025, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Creuse, le Massif central… ont recueilli ses faveurs. Cet été, pas de destination exotique mais l’étape du Tour de France, dimanche 19 juillet. Au menu, 170km et 5 400 de D+ (dénivelé positif) entre Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez. Les connaisseurs savent… « C’est pour cette raison que je suis allé m’entraîner au Mont Ventoux récemment, histoire de me rassurer
un peu ! »
Le plaisir d’abord
S’il partira dans l’inconnu cet été, le passionné lorgne déjà un autre « gâteau » encore plus copieux : Paris-Brest-Paris, en août 2027 avec 10 000 participants du monde entier sur la ligne de départ pour s’infliger
1 250km. Pour y prétendre, il faut avoir le brevet, ou plutôt les brevets (BRM) sur 200, 400 et
600km. Ce qui signifie que Jean-Joaquim devra beaucoup pédaler dans le premier semestre 2027. « Le mental joue une part très importante », admet-il. En solo ou en groupe, de jour comme de nuit, en gravel ou en vélo de route, le cyclo a appris à « prendre du plaisir »
sur tous les terrains. Après le BRM du week-end dernier, il n’exclut d’ailleurs pas de s’inscrire sur la Gravienne (8-14 juin). « L'appel d’la sôrce »
promet 886km de pur bonheur aux forçats des chemins de traverse, club auquel il appartient déjà.