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Le microcosme de l'électricité solaire (25 000 emplois tout de même en France) est à l'agonie. Le gouvernement vient d'anéantir l'espoir de se doter d'une filière nationale du photovoltaïque digne de ce nom. Début décembre, alors que le marché était en surchauffe, tous les projets solaires étaient gelés pour trois mois, dans le but officiel de définir de nouvelles règles du jeu.
Les trois mois sont passés. Et les nouvelles directives publiées, la semaine dernière, au Journal Officiel. Pour les installations de plus de 100kW, le message ne souffre aucune ambiguïté: il faudra désormais se passer de l'Etat.
Face à ce « désaveu », la présidente de Région, Ségolène Royal, a voulu renouveler son soutien aux professionnels de la filière leur demandant de « tenir bon ». Elle a en outre annoncé des mesures « concrètes pour maintenir et relancer le dynamisme de la filière ». Seront notamment créés un « fonds de résistance photovoltaïque » et une société d'économie mixte régionale d'ici l'été. Cette SEM doit permettre de « donner de la visibilité aux industriels ».
Les décisions gouvernementales sont, pour la présidente, un véritable « coup de frein » au développement des énergies renouvelables en France. Sentiment partagé par « l'homme en colère », Georges Stupar, vice-président en charge de la maîtrise de l'énergie. « On assiste à un véritable protectionnisme énergétique, peste-t-il. L'Etat a clairement décidé de privilégier le nucléaire. »
Plus d'infos dans le prochain numéro du « 7 »
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