Hier
« Un show entre Marlène Dietrich et Nina Hagen.» La proposition est intrigante. Un concert où la performance scénique semble être aussi importante que la musique en elle-même : la venue de « Madame Dame » au final de « Fer Enfer » a le don de titiller les curiosités.
Les chansons de son album confirment cette idée. Le genre dans lequel évolue la performeuse est en effet indescriptible. L’intéressée éprouve elle-même quelques difficultés à décrire son style. « Je dirais que je fais une musique très pop où les sonorités « groovy » sont particulièrement présentes, lâche Isabelle Moricheau. Pour le show, j’ajouterais les qualificatifs de cabaret et punk. » Le ton est donné.
Annoncée en clôture de l’événement culturel du collectif « Zo Prod », « Madame Dame » reviendra surtout sur les terres de son enfance. Parisienne de- puis une dizaine d’années, elle ne boude pas son plaisir. « J’ai quitté Poitiers à une époque où je faisais tout autre chose musicalement, explique-t- elle. Ici, j’ai fourbi mes armes de Dj. Entre-temps, j’ai mûri des projets divers et variés, en me confrontant rarement au public de province. Pour tout dire, ce concert sera la première sortie de « Madame Dame » en dehors du périphérique. »
Habituée des salles parisiennes, la musicienne s’apprête ainsi à faire le grand écart. Au 11, chemin du Quai d’embarquement, elle évoluera dans un univers où le travail de la ferraille est élevé au rang d’art... La rencontre s’annonce électrique !
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« Fer enfer », cinquième mouture
« Fer Enfer est une errance. Une flânerie dans le monde brut de la récupération et de la transformation. » A l’initiative du collectif « Zo Prod », cet événement est surtout « une démonstration vivante et évolutive du travail des artistes ». Dans cet esprit, une dizaine d’artistes et collectifs sont invités à venir affiner leur œuvre sous le regard des visiteurs. Jusqu’à samedi soir, le public, lui, est convié à se balader dans l’ancienne boyauderie de Poitiers... L’occasion unique d’apprécier la face cachée de la création artistique. Jusqu’au samedi 29 octobre à l’usine artistique du collectif Zo Prod, 11, chemin du Quai d’embarquement. Renseignements: www.zoprod.com
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Le Stade poitevin rugby ne se réduit pas à la traditionnelle troisième mi-temps. Il est avant tout un lieu de mémoire et d’identité. Depuis plus d’un siècle, hommes et femmes se retrouvent autour d’une même histoire, une histoire que Pascal Chevalier connaît sur le bout des doigts.