Au bon soin des seniors

Habitat de la Vienne et la Caisse primaire d’assurance maladie s’associent pour relever un défi majeur : renforcer l’accès aux soins des locataires les plus vulnérables.

Le7.info

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« Mieux vaut prévenir que guérir. » Ce proverbe n’a peut-être jamais été autant d’actualité. Le bailleur social Habitat de la Vienne et la Caisse primaire d’assurance maladie convergent. Les deux acteurs viennent de conclure un partenariat assez inédit. Leur objectif ? 
Venir en aide aux personnes les plus fragiles en matière de soins, majoritairement des seniors. « Une étude menée l’année dernière auprès de nos 
2 800 locataires de plus de 65 ans 
a révélé que beaucoup s’interrogeaient sur les problématiques de santé et souffraient d’isolement. Ces retours ont notamment motivé le développement de ce partenariat », explique Laurent Chaigne, directeur de l’hébergement et de l’habitat spécifique au sein d’Habitat de la Vienne. Cette collaboration vise à favoriser l’accès aux soins et aux droits, tout en simplifiant les démarches administratives. « L’idée est de sensibiliser nos locataires éloignés des parcours de santé et de les orienter vers la CPAM, qui pourra leur proposer un bilan préventif ciblé », souligne Pascal Aveline, directeur général d’Habitat de la Vienne. Ces résidents peuvent être identifiés lors de rendez-vous annuels, d’interventions de maintenance dans les logements ou bien via des actions de prévention organisées en interne. Le bailleur possède différents supports pour communiquer auprès des résidents ainsi qu’un système de téléassistance. De plus, Habitat de la Vienne s’appuie sur des partenaires comme le dispositif d’appui à la coordination (DAC) ou encore Vienne Autonomie Conseils. Ces structures peuvent également repérer les personnes en situation difficile et en informer le bailleur.

Un accompagnement personnalisé

Une fois les locataires identifiés, la CPAM propose un examen de prévention santé au centre d’examen de Saint-Eloi : « Lors des visites, nous informons le public cible sur ses droits et vérifions également sa situation administrative », éclaire Sylvie Landrieau, directrice de la CPAM de la Vienne. Ce suivi permet notamment de s’assurer que chaque locataire possède un médecin traitant et, si nécessaire, d’aider à en trouver un. « Un suivi personnalisé s’offre donc à nos assurés les plus fragiles du département », 
ajoute-t-elle. La détection du renoncement aux soins et l’orientation des locataires vers les dispositifs de prévention sont également une priorité. La fracture numérique et les problèmes de mobilité s’imposent aussi comme des enjeux majeurs de cette convention. À noter que la transmission des informations entre les deux organismes se fera via un extranet sécurisé, garantissant une confidentialité totale. Ce partenariat incarne une véritable mission sociale : veiller au bien-être des seniors.

Thibaud Emery

DR Nicolas Mahu/HDLV

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