A Nieuil-l'Espoir, le centre de réadaptation du Moulin Vert place l’activité physique au cœur de son approche thérapeutique. Récupération fonctionnelle, adaptation progressive à l’effort et réinsertion sociale comme autant de bénéfices pour les patients en convalescence.

Pierre Bujeau

Le7.info

Infarctus, malaise cardiaque, pathologie respiratoire ou encore opération à cœur ouvert… Après ces accidents, le retour à une vie normale passe souvent par un long processus de rééducation. A Nieuil-l’Espoir, le centre de soins du Moulin Vert accueille des patients ayant besoin d’une réadaptation cardiovasculaire ou d’une réhabilitation respiratoire. Ici, le sport est considéré comme un véritable outil thérapeutique. Sur le plan physique, les exercices d’endurance et de renforcement permettent d’améliorer la fonction cardiorespiratoire et la masse musculaire. Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là. Les activités collectives participent aussi à la reconstruction sociale des patients, parfois marqués par de longues périodes d’hospitalisation. Mardi 10 mars, lors de la venue du para-athlète de l’équipe de France Thibaut Lefrançois, les résidents ont ainsi pu s’essayer au volley assis. Une activité sportive et ludique qui a rapidement séduit les participants. « Ça bouge pas mal, et puis on rigole avec des personnes qui partagent notre quotidien et les mêmes problématiques », confie un résident. Au-delà de l’aspect physique et social, l’activité sportive agit aussi sur le moral. « Elle entraîne la sécrétion d’endorphines, ce qui procure une sensation de bien-être », souligne Francesca Faulcon.


Retrouver confiance

Au Moulin Vert, les patients présentent des profils très variés. Certains ont subi des malaises soudains, d’autres souffrent de maladies chroniques. Leur âge aussi diffère fortement. 
« Nous pouvons accueillir des patients d’une vingtaine d’années comme des personnes de plus de 90 ans », précise la rééducatrice. Face à ces situations, la priorité reste l’adaptation. Les exercices sont ajustés aux capacités de chacun afin de reprendre progressivement l’effort, sans risque. Car après un accident cardiovasculaire, l'appréhension est souvent présente. « Certains patients ont peur de faire un effort trop intense ou de ressentir une douleur », explique la professionnelle. Pour les rassurer, l’établissement s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée de spécialistes en cardiologie et en pneumologie, d’infirmiers et de psychologues. Si tous n’arrivent pas avec l’envie de pratiquer une activité physique, beaucoup repartent pourtant avec une confiance retrouvée. Certains redécouvrent même des capacités qu’ils pensaient avoir perdues, comme courir ou reprendre une activité régulière.

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