Les K D’OR : une première mitigée

Pour son tout premier film derrière la caméra, Jérémy Ferrari propose une comédie potache au résultat plutôt 
inégal.

Le7.info

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Comme le dit le dicton, « on ne choisit pas sa famille ». Noé (Jérémy Ferrari) l’apprend à ses dépens dans la nouvelle comédie française Les K D’OR. Depuis son enfance, il est persuadé d’être le fils caché de Mouammar Kadhafi. Adulte, Noé est devenu spécialiste de la recherche de trésors. Il n'a désormais qu'une seule idée en tête : retrouver tout l'or éparpillé dans le Sahel depuis la mort du dictateur libyen. Pour cela, il fait appel à Zoulika, une fichée S qui sort d'un centre de réinsertion civique. Ils vont utiliser le Marathon des Sables comme prétexte pour se rendre sur place avec l’aide de Ryan, un marathonien malvoyant de 52 ans.

Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Jérémy Ferrari reste fidèle à son humour. Les gags s’enchaînent, certains moins réussis que d’autres. La plupart des scènes comiques traînent en longueur ce qui impacte évidemment le rythme du film. Le personnage de Zoulika (Laura Felpin) apparaît parfois trop caricatural, le rendant assez décevant. En revanche, Ryan, campé par Éric Judor, parvient à tirer son épingle du jeu. Son handicap visuel est un ressort comique efficace tout au long de l’œuvre. Fred Testot, alias 
« Barberousse », y va également de sa petite apparition et offre quelques moments amusants.

Majoritairement tourné au Maroc, Les K D’OR transporte efficacement le spectateur dans le désert, lieu où se déroule l’intrigue principale. De plus, la musique orientale accompagne parfaitement l’action. Ferrari intègre également certaines références cinématographiques pour les plus observateurs (Top Gun, Dirty Dancing, Lara Croft…). Pour sa première derrière la caméra, l’humoriste livre donc une comédie assez inégale, tant sur le plan de l’humour que du rythme. Ses fans devraient, tout de même y trouver leur compte.

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