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L'édito de la semaine est signé Arnault Varanne, rédacteur en chef du 7.
Premier impact de la guerre en Iran ? Il existe une ruée sur les pompes. Mais ce comportement diffère de ce que nous avons connu lors de la pandémie. Cette fois, le rationnel l’emporte sur l’émotionnel : l’anticipation d’une hausse du prix du baril vite constatée s’explique et on cherche à sécuriser un produit essentiel. Le gouvernement a beau crier qu’il n’y aura pas de pénurie, un plein à 60€ est toujours mieux que le plein à 80€ du lendemain.
Comme lors de la crise sanitaire, sorte de contagion émotionnelle, une forme de mimétisme s’instaure avec ses effets boule de neige. Le vide des rayons accroît la peur du manque et suscite la course aux produits manquants. Ces phénomènes arrivent à chaque fois que se produisent des situations anxiogènes à grande échelle. Les files d’attente aux stations donnent visuellement l’image de la pénurie, alors que, pour l’instant, les stocks existent.
Plus loin dans l’histoire, lors de la crise financière aux États-Unis en 1930, les retraits massifs d’argent avaient provoqué la chute de nombreuses banques. Plus près de nous, en 1973, lors des chocs pétroliers, les mêmes comportements avaient vidé des rayons les pâtes, l'huile et les conserves. A notre échelle domestique, on emplit nos placards de denrées réputées non périssables par peur de manquer avec l’impression rassurante d’échapper à l’inflation. Faire des réserves est une réponse psychologique humaine et un rempart normal face à l’avenir incertain. Encore faut-il savoir raison garder.
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